jeudi 26 novembre 2020
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Covid-19 : Le Département de Haute-Garonne au chevet de la santé mentale de la population

Le Conseil départemental de Haute-Garonne présentait hier l’acte 2 de son plan d’urgences sociales face au Covid-19 qui met notamment l’accent sur la santé mentale de la population.

soutien psychologique Haute-Garonne covid-19
Le deuxième plan d’urgences sociales du Conseil départemental de Haute-Garonne prévoit plusieurs mesures de soutien psychologique face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale © Nicolas Belaubre – Journal Toulousain

Après un premier plan d’urgences sociales en mars dernier, les conséquences économiques et sociales liées à la longueur de la crise sanitaire et au nouveau confinement ont amené le Conseil départemental de Haute-Garonne a mettre en place un deuxième volet.

Celui-ci comprend des dispositifs de soutien orientés notamment vers les jeunes, les acteurs culturels et sportifs, les commerçants et artisans de proximité ainsi que les travailleurs indépendants. Il met également l’accent, cette fois, sur les conséquences psychologiques de la crise sanitaire. « Contrairement aux conséquences sociales et économiques, elles sont très peu reconnues. La privation de liberté est vécue douloureusement par une partie de la population. Le reconfinement peut avoir des effets sur la santé mentale, dans un contexte globalement anxiogène », explique Georges Méric, président du Conseil départemental.

Tirer la sonnette d’alarme sur la santé mentale

Angoisse, anxiété, phobies, solitude, déprime, dépression, troubles du sommeils, risques psychiatriques… « Des rapports très inquiétants commencent à sortir sur tous ces sujets. Et nous avons aussi des retours de la part de nos services qui confirment l’augmentation des signes de détresses psychologiques. Nous avons donc décidé de tirer la sonnette d’alarme et de nous saisir de ces questions », appuie Sébastien Vincini, conseiller départemental et membre de la commission permanente de la collectivité.

Dispositifs d’écoute pour les jeunes

Le premier axe de ce plan de soutien psychologique s’adresse ainsi spécifiquement aux jeunes, sévèrement touchés par l’isolement et la précarité. Le Département a notamment décidé d’élargir la cellule d’écoute de la Maison des adolescents aux jeunes jusqu’à 25 ans. Cet accueil individuel ou familial gratuit était jusque-là dédié aux 11-21 ans. Des professionnels y sont à l’écoute des familles et des jeunes pour répondre à leurs interrogations et leur proposer des solutions adaptées. Par ailleurs, la collectivité apporte son soutien au dispositif Prism mis en place par le Crous qui consiste en des consultations gratuites avec des psychologues.

Aller chercher les personnes les plus vulnérables

Le deuxième point concerne les personnes âgées ou en situation de handicap pour lesquelles est développé un service d’appel téléphonique dédié. « Il s’agit là d’être proactifs et d’aller chercher les personnes les plus vulnérables », explique Sébastien Vincini. De plus, le Département proposera aux maires, aux Centres communaux d’action sociales (CCAS) et aux Services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD) de la Haute-Garonne de pouvoir contacter directement ses équipes via une adresse mail dédiée en cas de besoin. Sil apparaît nécessaire d’apporter un soutien psychologique, voire psychiatrique, la mise en relation avec une association partenaire (La Croix rouge, France Alzheimer, ASP, SOS Amitié…) sera déclenchée.

Rompre le silence

Enfin, Georges Méric annonce avoir proposé le financement d’un ou deux postes à temps plein sur six mois au sein de la Cellule d’urgence Médico-Psychologique (CUMP) à l’Agence régionale de santé (ARS), qui gère ce dispositif avec le CHU de Toulouse et le SAMU 31. Celui-ci consiste en un numéro vert (05 34 39 33 47) permettant à chacun de joindre un professionnel de la santé mentale.

« Notre action vise à élargir ou à apporter notre soutien à des dispositifs déjà en place. Beaucoup de choses existent mais aujourd’hui, ces différents acteurs nous demandent de les soutenir et de les faire connaître. Car la première urgence est de rompre le silence, de nommer les maux que tout le monde perçoit », assure Sébastien Vincini.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

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