samedi 5 décembre 2020
Actualités Coronavirus : Le Journal Toulousain s’engage pour l’hôpital public

Coronavirus : Le Journal Toulousain s’engage pour l’hôpital public

Après un peu plus de deux semaines de confinement qui oblige nos journalistes, comme nos lecteurs d’ailleurs, à changer leur manière de travailler, il nous semblait pertinent de vous faire part du « service minimum » mis en place par la rédaction du Journal Toulousain, désormais en chômage partiel, et de notre engagement derrière l’hôpital public et le personnel soignant.

Comme beaucoup d’entre vous, les mesures du gouvernement pour lutter contre le Coronavirus ont impacté notre activité. Il a donc fallu prendre des décisions pour le bien de nos journalistes, de notre équipe commerciale, mais aussi pour vous, nos lecteurs. Doit-on continuer à travailler ? Si oui, peut-on faire notre travail sans risques ? Doit-on faire évoluer notre ligne éditoriale qui propose chaque mois un dossier « solutions » (une vingtaine d’articles qui apportent des solutions à une problématique de société) et de l’actualité ? Un journaliste peut-il télétravailler ?

Dans la journée du lundi 16 mars, le Syndicat national des journalistes a appelé à « munir les équipes sur le terrain de gels hydroalcooliques, de lingettes pour nettoyer les postes de travail, de masques protecteurs, de gants, afin que les […] journalistes […] puissent exercer leur mission d’information, en restant en bonne santé et sans propager le virus. » Au Journal Toulousain, nous sommes une petite rédaction, nous avons peu de moyens et surtout nous sommes conscients qu’il est plus pertinent de laisser le gel ou les masques à ceux qui en ont réellement besoin. Nous avons donc opté pour le télétravail.

Du télétravail au « service minimum » ?

Comme évoqué plus haut, notre dossier mensuel révèle des initiatives citoyennes, associatives, entrepreneuriales et même politiques à un problème de société. Comme il est prématuré d’aborder le coronavirus dans ce dossier, nous avons décidé de poursuivre celui du mois en cours sur les familles monoparentales (Familles monoparentales : comment faire face ?). Et en parallèle de continuer à traiter l’actualité. De bonnes résolutions qui se sont vites heurtées à l’absence d’interlocuteurs face à nous et à une actualité qui se limite à la crise du coronavirus (tout le reste étant à l’arrêt : sport, culture, politique…). Hubert Beuve-Méry, fondateur du Monde disait : « Le journalisme, c’est le contact et la distance ». Aujourd’hui, la distance n’est plus seulement intellectuelle mais aussi physique.

Face à cette situation, combinée à des problèmes économiques dus à l’arrêt des campagnes publicitaires et au nombre d’annonces légales qui se réduit, nous avons décidé de suspendre le dossier le temps de la crise, et de mettre, la mort dans l’âme, 90% de nos équipes en chômage partiel. Nous maintenons pour vous, nos lecteurs, un « service minimum » sur l’actualité locale. Une actualité marquée par cette crise sanitaire sans précédent et une crise de l’hôpital que nous ne manquerons pas d’aborder plus en profondeur dans notre journal.

Solidarité envers l’hôpital et les soignants

Comme vous le savez surement, le Journal Toulousain est un journal qui appartient à ses salariés (SCOP). En choisissant ce statut, nous avons adhéré aux valeurs de démocratie, d’égalité, d’équité et surtout de solidarité prônée par le mouvement coopératif : « Fidèles à l’esprit des fondateurs, les membres des coopératives adhèrent à une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale et l’altruisme. »

Fidèles à ces valeurs, nous avons donc décidé de faire un geste en faveur de l’hôpital public. A partir d’aujourd’hui, et jusqu’à nouvel ordre, pour chaque nouvel abonné au Journal Toulousain (abonnement annuel à 10€), nous reverserons l’intégralité du montant de l’abonnement à l’Institut Saint Jacques, la structure qui permet au CHU de Toulouse de percevoir des dons.

Dans une crise comme celle que nous vivons, la solidarité est une valeur refuge. Chacun à son niveau, chacun avec ses moyens, soyons solidaires.

 

 

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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