lundi 26 juillet 2021

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ActualitésConseil municipal : Jean-Luc Moudenc critiqué pour son bilan et sa communication

Conseil municipal : Jean-Luc Moudenc critiqué pour son bilan et sa communication

Bilan de l’action municipale ou campagne électorale financée par des fonds publics ? L’opposition attaque la majorité sur sa communication et sur la superficialité de son engagement écologique.

Vue d’artiste du projet de Canopée urbaine © Urban Canopee

Avec des conférences de presse pratiquement hebdomadaires, des prospectus massivement distribués dans les boîtes aux lettres, la création d’un site Internet et une campagne d’affichage sur le thème “5 ans de progrès”, les derniers mois du mandat de Jean-Luc Moudenc sont placés sous le signe du bilan et de la communication. Une médiatisation qui ne plaît pas à l’opposition.

« Jean-Luc Moudenc surcommunique sur ses points faibles »

À l’occasion du conseil municipal, ce vendredi 14 juin, Isabelle Hardy, présidente du groupe Génération.s, socialisme et écologie, a notamment déploré que la majorité ait lancé sa campagne « aux frais de la collectivité ». Celle-ci a donc demandé à connaître le budget consolidé de ce qui « s’apparente plus à de la propagande qu’à de la communication municipale ». Une accusation dont se défend le maire : « Il s’agit d’information et de promotion des services publics. Trop souvent, il se passe des années entre la création des équipements et le moment où les riverains ont connaissance des nouveaux services. »

François Briançon saisit la commission nationale des comptes de campagne

Au-delà de la nature du message largement relayée par les médias, ce sont bien les moyens mis en œuvre qui dérangent l’opposition. François Briançon, le président du groupe socialiste, a d’ailleurs saisi la commission nationale des comptes de campagne au motif que « l’argent des contribuables a été utilisé à des fins électorales ». Sur le fond, Isabelle Hardy déplore également une communication non pas « transparente, mais trompeuse » et qui « surcommunique sur ses points faibles, notamment en matière d’écologie ».

Un engagement écologiste remis en cause

A l’occasion de ses vœux aux Toulousains pour l’année 2019, le maire de Toulouse avait souhaité placer sa dernière année de mandat sous le signe du développement durable avec le slogan “Toulouse + verte”. Au point d’être accusé de greenwashing par les associations et les élus verts, par la voix d’Antoine Maurice qui regrette « une écologie portée par les discours plutôt que par des actes ».

Celui-ci juge insuffisantes les actions de la majorité qui soumettait pourtant au vote une délibération sur l’installation de deux prototypes de canopées urbaines. Deux structures métalliques et végétalisées qui permettront, grâce à des capteurs, de mener des études sur les îlots de chaleur. « Ce sont des projets mis en œuvre dans le cadre d’un partenariat avec la start-up toulousaine Urban Canopée, qui ne coûtera pas un centime à la collectivité », garantit Bertrand Serp, adjoint au maire en charge de l’innovation.

Majorité et écologistes appellent à la proclamation d’un « État d’urgence climatique »

La majorité a également interpellé le gouvernement et demandé, dans ses vœux, la mise en place d’un état d’urgence écologique et climatique au niveau national. Une initiative qui manque d’ambition pour Antoine Maurice. Celui-ci a donc livré une version amendée de cette déclaration avec des engagements concrets.

Il souhaite notamment « assujettir toutes les décisions de la ville à leur impact positif ou neutre sur le climat et la biodiversité ». « Une proposition très vague et dont on ne mesure pas suffisamment les conséquences », répond le maire de Toulouse qui juge « peu sérieux et irresponsable de s’investir sur un projet aussi peu documenté et qui peut paralyser l’action politique ».

 

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