lundi 30 novembre 2020
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Clash : « Y a t-il eu une guérilla urbaine à Toulouse ? »

 

Éric Lacassagne, avocat au barreau de Toulouse

La réponse est bien évidemment non, et la ville n’a pas été saccagée comme j’ai pu le lire ou l’entendre.

Nous avons certes assisté à des affrontements parfois violents, quelques dégâts matériels, que bien évidemment je condamne fermement, sont à déplorer mais de là à parler de « Guérilla urbaine » c’est exagéré. Les mots ont un sens et ceux qui les emploient doivent être responsables, ce d’autant que leur mission est d’informer et non d’effrayer. Toulouse a connu samedi soir, pendant quelques heures seulement, des scènes de violence, qui peuvent s’expliquer en  période de crise et de tensions sociétales,  mais qui n’ont rien à voir avec le concept même de guérilla urbaine dont les actions, ponctuelles et récurrentes, souvent idéologiques, sont menées en vue de déstabiliser un régime. Le rôle des médias est d’informer et d’éclairer, pas de vendre de la peur aux citoyens. Tomber dans ce travers, c’est alimenter, consciemment ou non, le fonds de commerce de ceux qui vivent des peurs collectives et qui constituent un réel danger pour notre République et notre démocratie : partis extrémistes et nationalistes, groupes identitaires etc…

Alors méfions nous des mots que nous employons, ils peuvent être plus dangereux que des armes…Et rassurons-nous, Toulouse est toujours aussi belle…

 

David Saforcada, président de France bonapartiste, secrétaire départemental de Debout La France 31

« Guérilla « forme de guerre caractérisée par des actions de harcèlement, d’embuscades ou de coups de main » nous explique le Larousse mais nous en sommes bien loin dans les événements de Toulouse. Ce serait un bien piètre hommage rendu à ceux du Maquis ou bien même au Che que de leur comparer quelques voyous. En effet, les activistes, les « zadistes » ou autres  « antifas » n’ont rien de combattants, bien au contraire, car de véritables guérilléros ne saccageraient pas des boutiques, des banques ou le mobilier urbain.

 Nous n’avons donc pas eu de guérilla ou bien même de guérilla urbaine visant à déstabiliser le pouvoir en place ce samedi à Toulouse. Par contre, nous avons eu à faire face à des délinquants qui ont eu envie d’en découdre et non à de simples manifestants qui ont dérapé. L’on ne vient pas à une manifestation pacifiste équipé de « bombes à l’acide », de boulons, de barres de fer, etc. La foule, l’excitation, les neurones bouffées par des substances illicites transforment, donnent du courage à nos casseurs, courage d’autant plus décuplé qu’ils savent ne pas risquer grand-chose.

 Notre pays est-il condamné à être et rester le pays du laxisme ? Pour cela, Debout La France ne peut que demander la plus grande fermeté contre tous les groupes violents qui menacent la sécurité et donc les libertés dans notre pays. L’on ne peut que demander la dissolution de tous les groupes activistes de l’ultra gauche tout comme Manuel Valls a su faire interdire certains groupuscules d’extrême droite. »

 

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