Alimentation et circuits courts : une boîte à outils bio pour les élus

Après avoir contribué à gérer l’approvisionnement en circuits courts de produits bio durant la crise sanitaire, le collectif Nourrir la ville 31 propose une boîte à outils complète aux nouveaux élus qui souhaitent accélérer la transition alimentaire sur leurs territoires.

legumes CC BY-SA 4.0 J-Cabioch

Drive à la ferme, groupements d’achat, potagers collectifs… nombreuses sont les initiatives pour une alimentation bio et locale à avoir vu le jour ces derniers mois et qui ont connu un vrai succès. « Pendant le confinement, il y a eu un réel élan vers les circuits courts. Les gens avaient davantage de temps pour s’approvisionner et les producteurs locaux ont réalisé un chiffre d’affaires plus important qu’à l’accoutumée. Parallèlement, nous avons pu constater des pénuries dans la grande distribution. Elle a révélé son manque de résilience face à la crise », indique Alexis Louapre, le coordinateur du Civam 31, qui regroupe des agriculteurs locaux et qui est membre du groupement Nourrir la ville 31, œuvrant pour une transition alimentaire locale et durable.
Par exemple, le Civam Occitanie et l’association Caracole ont mis en place un système de prévente de produits maraîchers à Ramonville : les habitants passent leur commande en ligne et viennent la récupérer ensuite à la salle des fêtes municipale. « Nous avons reçu des demandes de citoyens pour dupliquer cela ailleurs, notamment dans la commune de Latrape, dans le Volvestre », indique Alexis Louapre. Il cite également la ville de Fenouillet qui souhaitait mettre quelques-unes de ses terres à disposition de maraîchers bio et qui a fait appel à Nourrir la ville 31.

L’alimentation, un droit fondamental

Le collectif compte bien poursuivre sur cette lancée. Il s’était déjà fait connaître des candidats aux municipales durant le premier tour des élections et propose aujourd’hui aux nouveaux élus une boîte à outils complète afin de les accompagner dans leurs démarches. Qu’il s’agisse de consacrer une partie du patrimoine foncier à l’agriculture biologique, de soutenir la création d’emplois dans ce secteur, d’y convertir la restauration collective, ou de structurer des filières locales. Ils y trouveront les articles, vidéos, retours d’expériences, publications officielles et les adresses indispensables. Et pourront se faire accompagner plus avant par le collectif, car « rien n’est facile, mais tout est possible. Les élus et leurs équipes techniques ne pourront pas forcément tout mettre en œuvre seuls… nous sommes là pour les y aider », rassure Alexis Louapre.
Celui-ci rejette le modèle agricole soutenu par l’Union européenne, qu’il qualifie de « productiviste, destiné à l’exportation, délétère pour l’emploi et le pouvoir d’achat des paysans, dévalorisant pour leur métier ». La crise sanitaire a mis en évidence selon lui que « l’alimentation est un droit fondamental, comme la santé : je suis ce que je mange ».

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