[ACTU] TLT : Le compte à rebours est en marche

TLT @thomas simonian

Danger. L’avenir de la chaîne locale est incertain. Le PDG se bat, et les salariés sont inquiets. Comment sauver TLT ? Par des soutiens privés ou publics ? Le débat est ouvert.

À l’instar de Jack Bauer, notre chaîne locale TLT court après le temps… Le 21 novembre prochain le tribunal de commerce va se saisir de son avenir suite à une requête du commissaire chargé de l’exécution du plan de continuation lancé en 2009. Autant dire donc, que les déboires de la chaîne, que l’on a longtemps surnommé « Télé Baudis », ne datent pas d’aujourd’hui. Le 20 octobre dernier, notre confrère de France 3, Laurent Dubois, remettait le feu aux poudres : « En toute hypothèse, plusieurs sources le disent ouvertement : TLT  ne paie plus ses créanciers. » Une façon de dire que l’entreprise serait clairement en situation de cessation de paiements… Un rendu alarmant qui n’a pas enchanté le PDG de la chaîne, Emmanuel Schwartzenberg, qui se bat aujourd’hui pour sortir son entreprise de l’impasse actuelle. Ce dernier n’hésite d’ailleurs pas à dire que certaines informations révélées sont erronées, et a répliqué en lançant un comité de programmes formé de personnalités reconnues : Laurence Bierme (ancienne directrice de Ciné Classic), Paul-Arnaud Péjouan (fondateur de Pianos aux Jacobins), Serge Regourd (universitaire) et Christian Thorel (patron de la librairie Ombres blanches. L’objectif de cette initiative étant de démontrer une envie de se remettre en question, de mettre en place des émissions qualitatives et de réfléchir sur un modèle économique qui n’a finalement jamais été trouvé… Il faut dire que les recettes publicitaires sont en berne, et que durant des années, le groupe de La Dépêche du Midi n’a pas joué le jeu. La régie pub de La Dépêche (O2pub) n’a pas rendu un travail satisfaisant pour le compte de TLT, bien au contraire, et en coulisses, il se murmure également que le quotidien régional « aurait eu la tête » de l’ancien boss de la chaîne, Franck Demay.

Flou artistique à la région

Avant l’été, l’adjoint au maire de Toulouse chargé des finances, Sacha Briand, avait alerté sur le fait que le Capitole ne pourrait plus continuer à éponger continuellement des dettes, et avait souhaité modifier le COM (contrat d’objectifs et de moyens) qui le liait à TLT. Jeudi dernier, un conseil d’administration a eu lieu et la mairie a bien confirmé son soutien pour les trois années à venir. Dans le même temps, le flou artistique le plus total règne du côté de la région. Si un COM a là-aussi été bien signé, la région traîne des pieds pour son paiement… Plutôt étrange puisque l’enveloppe budgétaire a bien été validée en commission permanente. Du côté de l’opposition et du groupe Osons Midi-Pyrénées, on s’interroge même sur la légalité de ce COM, et on a fait appel à un cabinet d’avocats spécialiste en la matière : « Peut-on établir et financer un COM sans être actionnaire de l’entité soutenue ? », telle est la question posée par une source interne. Pour Emmanuel Schwartzenberg, il n’y a pas de doute. Il aurait même fait valider le contenu du COM par le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel)… Les salariés de TLT sont donc une nouvelle fois dans l’inquiétude, même si malheureusement ils en ont l’habitude. Ils sont aujourd’hui en mode silence, pour ne pas perturber les négociations en cours, mais sont prêts à hausser le ton si rien ne bouge dans le bonsens dans les jours qui viennent. Ils auront le soutien de notre rédaction.

1 COMMENTAIRE

  1. Et si TL Toulouse suivait l’exemple du Journal Toulousain ? Un peu facile de vivre avec l’argent des autres, si TLT a un modèle économique qui est utile, je suis persuadé qu’ils trouveront les moyens humains et matériels pour s’adapter au marché au lieu de contraindre les agents économiques par la coercition de l’état ou des collectivités locales !

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