Une étude donne raison aux victimes du nouveau Lévothyrox

Nouveau rebondissement dans l’affaire du Lévothyrox. Une étude scientifique, publiée jeudi 4 avril, conforte les victimes de la nouvelle formule du médicament dans leur combat contre le laboratoire Merck. L’avocat toulousain Christophe Lèguevaques, qui défend près de 4000 plaignants, espère désormais “une écoute plus attentive” de la justice.

L’ancienne formule du Levothyrox et la nouvelle, L-Thyroxin
L’ancienne formule du Levothyrox et la nouvelle, L-Thyroxin

Deux ans après le début du scandale, le Lévothyrox, médicament commercialisé par le laboratoire Merck, continue de faire débat. Plus particulièrement sa nouvelle formule qui a causé des effets secondaires aux patients atteints de troubles de la thyroïde. Le jeudi 4 avril, une étude menée par un consortium de scientifiques franco-britannique, a montré que les deux versions du Lévothyrox ne sont pas substituables pour 60 % des individus. Ceux-ci pourraient ne pas réagir de la même manière à l’absorption du comprimé. « C’est une réalité que ni les médecins, ni les laboratoires, ni l’Agence nationale de sécurité du médicament n’ont voulu voir ni entendre », a réagi Christophe Lèguevaques. L’avocat, qui représente près de 4 000 plaignants, le martèle : « Nous aurions pu éviter cette crise si les malades avaient reçu en temps et en heure des informations de qualité. »

Les victimes soulagées

Depuis ce jeudi, beaucoup de victimes lui font part de leur soulagement quant à la prise en compte de leur témoignage. Il y a tout juste un mois, les plaignants, qui poursuivent Merck pour « défaut d’information », avaient été déboutés par le tribunal de grande instance de Lyon. Lors de la prochaine audience, dont la date n’est pas encore fixée, les victimes vont se servir de « cette étude pour s’assurer une écoute plus attentive de la part de la cour d’appel », a conclu Christophe Lèguevaques. Le laboratoire Merck a contesté la méthodologie de l’étude. Valérie Leto, responsable de la pharmacie du groupe, a déclaré pour France 3 Rhône-Alpes que « l’étude publiée n’est pas nouvelle. C’est une analyse faite à partir de l’étude de bio-équivalence que nous avons réalisé en 2014 ».

Quentin Marais

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