vendredi 21 janvier 2022

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Creutzfeldt-Jakob : la chercheuse de l’Inrae de Toulouse aurait déclaré deux accidents du travail, 15 ans avant son décès

La technicienne de recherche de l’Inrae Toulouse décédée de la maladie de Creutzfeldt-Jakob aurait déclaré deux accidents du travail au cours de manipulations de tissus infectés par des agents pathogènes, il y a plus de 15 ans.

Creutzfeldt-Jakob Inrae Toulouse
La chercheuse de l’Inrae de Toulouse, décédée de la maladie de Creutzfeldt-Jakob aurait déclaré deux accidents du travail en 2004 et 2005 @ pixabay

Nouveau rebondissement dans l’affaire du décès de la technicienne du laboratoire de l’Institut national de recherche agronomique (Inrae) de Toulouse, implanté à Blagnac. Selon des informations révélées par La Dépêche du Midi, l’employée, depuis retraitée, aurait déclaré deux accidents du travail : l’un en 2004, l’autre en 2005, alors qu’elle réalisait des manipulations avec des prions infectieux, agents pathogènes responsables de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Maladie qui a causé sa mort le 6 novembre dernier.

Pourtant, lorsque la pathologie de l’ancienne employée a été détectée en juillet dernier, l’Inrae aurait assuré qu’elle n’avait pas déclaré d’accident du travail.

Des coupures au cours de travaux sur la maladie

« Le premier accident aurait eu lieu avec un microtome, qui sert à découper le cerveau congelé des souris, et le deuxième avec une lame de verre. Les deux outils étaient contaminés avec le prion infectieux », a affirmé Lorena Klein, secrétaire du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les colonnes du média local. « Des analyses médicales ont prouvé que ce n’était pas un cas sporadique mais bien un variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob », a-t-elle ajouté.

Pour rappel, une enquête interne a été ouverte par l’Inrae de Toulouse afin de déterminer les causes de l’infection de la technicienne. Plusieurs hypothèses sont évoquées, dont une exposition professionnelle accidentelle, une ingestion de viande contaminée ou une forme rare et isolée de la maladie. Le laboratoire n’a toujours pas révélé les résultats.

Lien avec un décès similaire en 2019

C’est en effet le second décès du même type dans les laboratoires de l’Inrae. Emilie Jaumin, une technicienne de recherche de 33 ans employée dans une autre unité à Jouy-en-Josas (Yvelines), est décédée le 17 juin 2019, à la suite de la même maladie neurodégénérative incurable. Selon Le Monde, la jeune femme l’aurait contractée en 2010 alors qu’elle manipulait des fragments de cerveaux de souris infectés par des prions.

Au vu des similarités entre les deux affaires, Julien Bensimhon, avocat de la famille de la première victime, a demandé qu’une enquête soit ouverte sur les causes du décès de la toulousaine.

 

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