mercredi 21 octobre 2020
Politique Toulouse est-elle plus verte sous l'ère Moudenc ?

Toulouse est-elle plus verte sous l’ère Moudenc ?

ÇA POUSSE. Trois ans après son arrivée au Capitole, le maire de Toulouse vient de dresser un bilan de ses actions à mi-mandat. Parmi les promesses de campagne de Jean-Luc Moudenc figurait le verdissement de la ville. De parcs en places, le JT a compté les arbres pour faire le point.

Maylis Jean-Préau

® Franck Alix

Le candidat Moudenc s’y était engagé. « La nature en ville accompagnera les projets d’aménagement par la végétalisation des places, des bâtiments (toitures). Des plantations massives d’arbres et d’arbustes permettront de verdir Toulouse », promettait-il en 2014 dans “Notre projet pour Toulouse” son programme de campagne. Trois ans plus tard, la ville s’est-elle vraiment rapprochée de la nature ? « Plus de 10 000 arbres ont été plantés depuis 2014. Et d’ici 2020, il y aura 10% d’espaces verts supplémentaires à Toulouse », assure Jean-Luc Moudenc.

Pour en avoir le cœur net, direction la place Olivier à Saint-Cyprien, dont l’aménagement en 2010 comprenait la suppression des grands arbres historiques. Encore trop jeunes pour faire de l’ombre, 11 tilleuls y trônent désormais. À quelques pas, dans le Port Viguerie tout juste terminé, l’esplanade autrefois nue est peuplée d’une soixantaine d’arbustes. Rive droite, ce sont 30 saules et frênes qui ont pris récemment racine place Saint-Pierre. Rue Bayard, on peut aussi s’amuser à compter les 44 poiriers et 37 noisetiers plantés en 2016. La liste des sites où l’aménagement est allé de pair avec les plantations d’arbres est longue.

En déambulant dans la ville, le développement des espaces verts est moins flagrant. Certes, du côté de Montaudran, les Jardins de la ligne, ouverts en juin dernier, offrent aux Toulousains 2,3 hectares de verdure supplémentaire. En revanche, le futur poumon vert de l’île du Ramier, promesse de campagne, ne pourra voir le jour qu’après 2021 et  après le déménagement du parc des expositions à Beauzelle. En dehors des gravats laissés par la récente destruction de l’ancienne discothèque, pas grand-chose n’a bougé dans le futur Central Park toulousain.

 Rendre la Ville rose plus verte

Quatre jardins partagés ont aussi été créés cette année, portant à 16 le nombre de jardins municipaux. Un chiffre encore trop faible selon le groupe d’élus Europe écologie – les Verts. Dans son propre bilan de mi-mandat, il critique « l’absence d’une politique volontariste […] alors que la demande citoyenne est forte » en matière de jardins partagés. Car, malgré toutes ces initiatives, le verdissement lancé par la commune est-il suffisant pour rattraper le retard ? La 4e ville de France n’est classée qu’à la 13e place par l’Observatoire des villes vertes. «Toulouse dispose de 28m² d’espaces verts par habitant contre 48m² en moyenne dans les 50 plus grandes villes de France », remarque l’Observatoire.

Pour rendre la Ville rose plus verte, quelques expériences originales tentent d’aller plus loin. L’opération “Des fleurs sur mon mur” a permis de végétaliser des trottoirs en perçant une centaine de trous pour y planter fleurs et plantes à la demande des habitants. Cet été, l’écopâturage a même été testé pour entretenir les 30 hectares de la base verte des Argoulets avec un troupeau de moutons des Pyrénées. Signe que la ville prend la clé des champs ?

 

 

La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
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