mardi 1 décembre 2020
Politique Sophie Iborra : « Je tiens à ma liberté, professionnelle et...

[Portrait] Sophie Iborra : « Je tiens à ma liberté, professionnelle et politique »

©Franck Alix/JT

ENTIERE. C’est avec Philippe Saurel que Sophie Iborra s’engage pour les élections régionales. Un choix mûrement réfléchi et l’aboutissement d’un parcours personnel et professionnel aussi riche que formateur.

D’un pas décidé, elle entre dans le café « Le Sylène », quartier Saint-Etienne, là où elle a choisi de nous donner rendez-vous. Et ce n’est pas pour l’occasion qu’elle arbore cette attitude car Sophie Iborra est une femme déterminée qui ne ménage pas ses forces quand il s’agit de s’engager pour une cause. Elle sait ce qu’elle veut et se donne les moyens d’y parvenir. Pour preuve, son parcours professionnel. Après avoir obtenu une licence d’espagnol, elle intègre une école de commerce et se spécialise dans la communication et le marketing. Elle travaille dans plusieurs agences de communication avant de créer sa propre structure à 29 ans, Popsicom. Elle revend finalement ses parts pour se consacrer à sa vie de famille car Sophie Iborra est comme ça, elle ne fait pas les choses à moitié. Quand elle s’engage, c’est totalement. Comme lorsqu’elle créé sa nouvelle agence de communication CLB, qu’elle dirige pendant 11 ans. Mais, même si l’aventure entrepreneuriale l’a séduite un temps, Sophie Iborra aspire ensuite à autre chose… « une organisation qui me laisserait plus de liberté », dit-elle en s’écartant de la table et s’adossant à sa chaise comme pour concrétiser ce sentiment qui l’anime. C’est finalement en free-lance qu’elle poursuit son métier, « je voulais laisser plus de place à mes engagements », poursuit-elle. Terme qui d’ailleurs pourrait la caractériser : son investissement au sein de ses sociétés, celui dont elle a fait preuve à la création de son club entreprise Exæquo, prônant l’égalité professionnelle dans l’entreprise, et celui pour lequel elle vibre aujourd’hui, à savoir la campagne aux élections régionales. 5e sur la liste de Philippe Saurel, elle ne s’est pourtant jamais encartée dans aucun parti politique. Pour elle, « ce serait renoncer à ma liberté. Je suis une femme de gauche mais je tiens à rester libre de mes mouvements comme de mes paroles et pensées. » D’où le choix de Philippe Saurel : « Je l’ai rencontré lors d’un déjeuner de travail et j’ai été interpellée par son discours. Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie en totale adéquation avec une façon d’entrevoir la politique ! »

« Je suis de gauche tendance Jaurès et pas Cambadélis »

Pour elle, « le système des partis est en bout de course et une alternative doit être proposée aux électeurs » explique-t-elle, posant ainsi les bases de son engagement. Une tasse de café à la main, elle explique que la solution à ce désamour est à chercher dans des discussions pragmatiques, des mutualisations d’idées de tout bord, loin de tout dogme politique : « c’est ce que j’ai trouvé dans le projet de Philippe Saurel ! » Mais, bien sûr, c’est sur des fondations socialistes qu’elle a construit ses opinions : « Mon grand-père a lutté contre le franquisme en Espagne et mes parents ont toujours été impliqués dans la vie politique, tendance de gauche. » En revanche, vivre aussi près des appareils politiques et partisans l’a du coup rendue méfiante : « J’ai vu les travers d’une adhésion à un parti et je m’en suis éloignée. » Et de rajouter : « Comme le dirait Philippe Saurel, je suis de gauche tendance Jaurès et pas Cambadélis ! » Entre la mère, élue PS, et la fille, « citoyenne non encartée », les discussions sont parfois animées mais chacune comprend et respecte le choix de l’autre. Tellement d’ailleurs, que Monique Iborra apportera finalement son soutien à la liste de Philippe Saurel (sans étiquette) plutôt qu’à Carole Delga (PS). Il a justement été difficile pour Sophie de se détacher de l’ombre de sa mère : « forcément, elle m’a influencée mais je me suis faite seule. J’ai désormais un parcours qui me permet d’être légitime par moi-même ! » Déterminée, elle se lance donc dans la course à la Région. « Place aux citoyens ! » 

3 dates :

–      1981 : Le discours de Badinter mettant fin à la peine de mort.

–      2002 : Arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour des présidentielles.

–      2014 : Rencontre avec Philippe Saurel.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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