[Portrait] Jean-Paul Makengo : Un candidat Monsieur-tout-le-monde

JEAN PAUL MAKENGO

Challenge. Il a eu quelques mois de remise en question, la politique s’est éloignée de lui et il le lui a bien rendu. Mais finalement Jean-Paul Makengo n’a pas fini de faire parler de lui. L’ancien adjoint de Pierre Cohen est dans les starting-blocks pour les législatives de 2017, sur la circonscription de Gérard Bapt.

C’est la première candidature sur la deuxième circonscription de la Haute-Garonne. Avec à sa tête un député dont le premier mandat remonte à 1978, il y a plus qu’une envie de retourner à la politique… « C’est la raison pour laquelle je ne me suis pas présenté à la région : après mes deux mandats municipal et régional, je souhaitais briguer un mandat national, je pense aussi qu’il faut renouveler les têtes en politique. ». A 40 ans Jean-Paul Makengo a un passé militantiste affirmé. Né au Congo, il est arrivé en France à l’adolescence et rappelle que s’il est resté c’est « par accident » ! Il a posé ses valises au Mirail chez une cousine pour faire ses études de sociologie. Finalement le militantisme aura eu raison de lui. « J’ai toujours eu un engagement militant et associatif et puis… j’ai toujours été délégué», plaisante-t-il. Il rejoint L’Unef-ID puis le Mouvement jeunes socialistes en 1993. Depuis il n’a plus quitté le PS. Je suis un homme de gauche, déterminé et progressiste. Ça, certains l’ont bien compris. Ainsi lorsque Pierre Cohen arrive au Capitole en 2008, il fait appel à lui en tant qu’adjoint. « Il voulait me confier la délégation commerces car ça le gênait de mettre un noir à la diversité, l’égalité et aux quartiers ! » C’est finalement lui qui exige ce poste. « Je recevais 800 à 900 personnes par an, mais on ne peut pas tout régler, il faut beaucoup de pédagogie et d’explications, mais il y a toujours des déçus… » Il voit ce premier mandat comme la meilleure des écoles. Dès 2010, en tant que conseiller régional il en apprend sur des méthodes « plus éloignées du terrain et des habitants, qui me correspondent moins ».

« Les élus locaux ne sont pas des Cahuzac »

Aujourd’hui il met le cap sur la deuxième circonscription et sème l’information depuis quelque temps déjà : «c’est tôt j’en suis conscient, mais dans ce contexte de crise, les militants ne font plus confiance aux élus, ils quittent les partis politiques en masse et je pense que ce temps sera nécessaire pour aller à leur rencontre… » Il compte bien se différencier avec sa trajectoire de vie « standard » comme il dit, avec des difficultés et des réussites. « J’ai connu le chômage et les cdd, le RSA et la CMU je comprends la colère que nous connaissons actuellement en France et le profil de nos hommes politiques n’aide pas, ils sont tous cadres supérieurs ou professions libérales. Je comprends et je défends ceux qui ne se sentent pas écoutés. » Il déplore que faire de la politique soit si mal vu, « les élus locaux ne sont pas des Cahuzac je veux montrer qu’un citoyen lambda –bien qu’ancien élu- peut se hisser en politique. » A priori il ne sera pas seul à vouloir proposer une alternative au député disons « historique » qu’est Gérard Bapt, il s’attend notamment aux candidatures de Bertrand Monthubert et Jean-Jacques Mirassou. « Personne ne s’est encore positionné, mais les noms circulent déjà. De mon côté j’ai des atouts, je connais très bien cette circonscription sur la partie toulousaine car j’y ai été maire de quartier, il me reste à rencontrer les élus sur la partie non toulousaine…» Réponse en décembre prochain au terme de la campagne interne au parti socialiste.

 

1989 : Il arrive en France à 14 ans

1993 : il adhère au PS

2008 : Pierre Cohen le nomme adjoint à la diversité, l’égalité et aux quartiers

 

 

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