mercredi 25 novembre 2020
Politique Dominique Faure, « je suis une femme de conviction »

[Portrait] Dominique Faure, « je suis une femme de conviction »

Tout terrain. Elle est née avec une raquette dans la main. Mais finalement, c’est la balle de la politique qu’elle saisit au rebond…

 

L’été indien nous accompagne sur les terres saint-orennaises. Alors que la chaleur semble diluer l’asphalte, il est 15h, quand Dominique Faure nous reçoit dans l’un de ses bureaux, à la mairie de Saint-Orens. Car notre rencontre du jour cumule les QG : maire de Saint-Orens-de-Gameville, elle est aussi chez elle à Toulouse Métropole en tant que vice-présidente chargée du développement économique et directrice région sud-ouest du cabinet Altédia consultants. Elle est de celles qui ne s’arrêtent jamais. Née à Carcassonne, Dominique est Audoise de père et mère mais c’est finalement de l’autre côté de la Méditerranée qu’elle grandit. Après une enfance à Sidi Yahia du Gharb, près de Rabat, au Maroc, où elle devient rapidement numéro une nationale, c’est la balle jaune qui l’amène en France à 16 ans pour conduire un projet sport/étude. Elle pose ses valises à Aix et intègre rapidement l’équipe de France junior pour finalement décrocher la place de n°12. Ses études, auxquelles elle donne « clairement la priorité » l’amènent à l’INSA de Lyon.

Le sourire accroché au visage pendant tout l’entretien, Dominique Faure porte sur elle l’optimisme et l’enthousiasme de celles qui ont réussi. Car cette femme peut se targuer d’avoir plusieurs victoires à son palmarès. A commencer par la résilience. A 23 ans, une blessure aux deux genoux lui interdit l’accès au cours. Qu’importe, elle se jette à corps perdu dans sa carrière professionnelle. Son premier emploi l’amène chez IBM, puis Motorala, SFR et enfin Véolia. « Trente ans d’expérience professionnelle à raison de sept ou huit ans par société. » Une carrière managériale, qui penche rapidement vers le marketing mention informatique et télécommunication.

Il y a vingt ans, elle suit son mari, rencontré chez IBM, qui migre vers la ville rose. C’est pour elle un premier pas vers le monde politique, car elle y rencontre le microcosme local : Françoise De Veyrinas, Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy, Alain Chatillon. De cette proximité avec les élus, fusent petit à petit quelques confidences : « Tu devrais faire de la politique. » Un appel qui ne l’effraie pas, loin de là. Mais auquel elle répond à l’époque par un vague « on verra plus tard. » Elle dit aimer « la chose publique», mais l’heure est à la construction familiale.

« Avoir Alain Chatillon comme coach, c’est quand même plus facile. »

En septembre 2011, « le moment est venu. » Alain Châtillon la sollicite pour représenter l’union du centre et de la droite sur la dixième circonscription. « Ce territoire me parle, c’est une commune rurale qui correspond à mes origines et j’aime les challenges ». D’ailleurs trois semaines plus tard, elle dit « oui ». « Avec Chatillon comme coach, c’est quand même plus facile » ! Aussitôt ditaussitôt fait : 80 militants dévoués corps et âmes se positionnent rapidement derrière elle. Elle avoue « prendre du plaisir : la politique c’est enthousiasmant, car avec son engagement on redonne de l’espoir à ceux qui n’y croient plus.» Elle fait un score plus qu’honorable : 43%. Et la suite s’écrit très naturellement. La politique s’apparente presque à une seconde nature pour notre passionnée, qui révèle néanmoins son secret : « Il y a des fondamentaux : le travail en équipe notamment. » Elle avoue que son expérience tant professionnelle que personnelle lui apprend rapidement à hiérarchiser les priorités, à arbitrer de manière efficace mais aussi à former et accompagner pour mieux déléguer.

En décembre 2011, seconde étape, « Saint-Orens me sollicite pour faire la réunion des deux oppositions. » Février 2013 : « On est en ordre de marche pour faire campagne. Je suis tête de liste mais je ne veux pas de critique : Union et respect de la différence avant tout ! » D’ailleurs la campagne se conduit à trois, « un triumvirat pour piloter l’image de ce qu’on voulait que l’équipe soit.» Une formule qui fonctionne puisque le tour (électoral) est rapidement joué. Se rajoute la vice-présidence à Toulouse métropole. Et la direction régionale du Cabinet Altédia sud-ouest, qu’elle prend au printemps. Rien ne fait peur à notre ancienne championne de tennis : « Je travaille très souvent le soir, j’ai beaucoup d’énergie et une grosse capacité de travail. » Son directeur de cabinet opine du chef. « J’aime le jeu pour le jeu, l’échec ne m’effraie pas.» La défaite de sa vie (sa blessure), elle la gère pourtant aujourd’hui à coup d’antalgiques.Une chose est sûre : L’ancienne outsider politique grimpe rapidement sur le podium, il y a fort à parier qu’elle ne s’arrête pas au premier set.

 

3 années phares :

1994 : elle emménage à Toulouse

Mars 2014 : élue maire de Saint-Orens-de-Gameville

Avril 2014 : vice-présidente à Toulouse Métropole en charge du développement économique

 

 

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