jeudi 3 décembre 2020
Politique Sénatoriales : A qui profite la déconfiture nationale ?

[Politique] Sénatoriales : A qui profite la déconfiture nationale ?

Crédit : Franck Alix

Fronde. Les élus seront-ils être disciplinés ? C’est toujours la question de ce scrutin où votent seulement les grands électeurs. Et cette année, peut-être plus encore que les fois précédentes.

 

La fronde a déjà atteint le PS dans ses rangs. Jusqu’où va-t-elle aller ? Avec le récent remaniement du gouvernement, tous les socialistes ne se retrouvent pas dans la nouvelle ligne politique de Valls 2. L’UMP, souffre également de ses querelles nationales et de ses casseroles financières… Mais localement, le parti est en posture favorable après « la vague bleue » des municipales. En Haute-Garonne, les deux partis  sont représentés par Claude Raynal à gauche et Alain Chatillon (sortant) à droite. Face à eux, les listes se multiplient… Surtout à gauche.

L’écologiste Henri Arévalo  a annoncé sa candidature la semaine dernière avec « l’espoir de voir un certain nombre d’élus, qui votaient par habitude pour un parti, adhérer à la mouvance EELV ». Richard Cuartero, candidat Nouvelle Donne mais sans l’étiquette, voit également « dans la crise politique gravissime qui touche les deux partis, une ouverture pour d’autres candidats et pour rechercher un centre de l’union ». Mais tout le monde ne trouvera pas son compte en tenant ce discours. Le candidat écolo regrette cette nouvelle candidature : « Il devrait réfléchir à l’effet politique de sa candidature, qui fait le jeu du PS et de l’UMP », estime-t-il par crainte, à juste titre, de la dispersion des voix de gauche. Et cela, sans compter la candidature communiste de Charles Marziani, ou encore du MUP (Mouvement unitaire progressiste) représenté par le fils de Robert Hue, Charles Hue.

A droite, le FN arrive sur le terrain avec une liste menée par un Julien Léonardelli très ambitieux. Avec seulement deux grands électeurs en Haute-Garonne, le candidat compte sur « le secret de l’isoloir » pour créer la surprise. « Certains élus sans étiquette m’ont déjà contacté parce qu’ils veulent voter pour ma liste », assure-t-il.  Là encore, le contexte national sera un argument clé servi aux grands électeurs, appuyé par les derniers scores enregistrés par le FN : « Est-ce qu’il vaut mieux voter pour un parti qui ne représente plus rien, ou pour un parti qui représente le peuple ? » La rhétorique est prête.

Le PS et l’UMP risquent d’avoir les oreilles qui sifflent. D’autant que tous les adversaires ne sont pas encore connus : Que feront Jean-Jacques Mirassou et Bertrand Auban restés sur la touche du PS ? Que va décider le Modem ? Au final (le 28 septembre), ils ne seront plus que cinq.

 

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