dimanche 24 octobre 2021

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Politique Panique à bord au PRG

[Politique] Panique à bord au PRG

Traîtrise. La défaite de Jean-Michel Baylet aux dernières sénatoriales a jeté un froid dans les rangs du PRG, mais surtout dans les relations entre socialistes et radicaux…

« Les candidats radicaux ont été fusillés volontairement par des grands électeurs socialistes », a fustigé sur Europe 1 Jean-Michel Baylet, qui de colère envisage une sortie du gouvernement. Mardi dernier, il a rencontré François Hollande à ce sujet. Un bureau national s’est tenu mercredi soir et une réunion du bureau fédéral en Haute-Garonne, ce jeudi. En interne, les troupes parlementent, mais officiellement rien ne transparaît. Au niveau local, les cadres de la fédération se refusent à tout commentaire, que ce soit sur la défaite de Jean-Michel Baylet ou sur l’avenir du parti dans le gouvernement. « On est dans l’attente du positionnement du bureau national, durant lequel des décisions vont se prendre », nous a répondu, laconique, Christophe Delahaye, président du PRG 31.  Dans le Tarn-et-Garonne, le président des jeunes PRG n’a pas attendu les instructions pour exprimer clairement son avis sur les réseaux sociaux : « Il faut vraiment que le PRG quitte le gouvernement et devienne complètement autonome… », tweete-t-il. C’est également l’avis de Jean-Paul Bouche, qui a quitté le PRG après les élections municipales (il était sur la liste de Jean-Pierre Plancade à Toulouse, ndlr), car il regrettait l’alliance de son parti avec le PS : « Nous avons des philosophies différentes, le PS est une machine politique, une machine à gagner, ceux qui défendent un idéal ne sont pas nombreux. » Pas surpris du résultat de Jean-Michel Baylet, il estime que « la trahison était inévitable. Quand les socialistes ont vu l’occasion de prendre la main sur le Tarn-et-Garonne, ils ont mis la machine en route et là, il n’y a plus d’amis pour eux. » Pour lui, les choses sont claires : « Si les grands électeurs PS avaient joué le jeu, il aurait été réélu, c’est mathématique. » Aujourd’hui, quelles sont les conséquences de la défaite de Jean-Michel Baylet pour le parti ? « Le PRG ne tient pas que sur une personne, on a toujours un groupe à l’Assemblée nationale, des sénateurs, et trois ministres, même s’il est vrai que Jean-Michel Baylet incarne véritablement le parti », avance une source proche de la fédération 31, qui ne croit pas en la sortie du gouvernement : « On n’est pas des rats qui quittent le navire, on a signé pour 5 ans il faut rester. »

 

 

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