mercredi 27 janvier 2021
Politique Vincent Terrail-Noves : « Un maire est juste de passage »

[Politic portrait] Vincent Terrail-Noves : « Un maire est juste de passage »

Appliqué. C’est une cravate bien ajustée et une poignée de main décidée qui nous accueillent à l’hôtel de ville de Balma. Un homme tiré aux quatre épingles, qui appuie volontairement le trait que sa jeunesse pourrait trahir… Un « fils de », mais pas que.

Même s’il perçoit aujourd’hui son âge comme un atout plutôt qu’autre chose, les regards de surprise ne sont pas rares envers le jeune homme de 37 ans aux airs de gendre idéal qui cumule les titres. A la tête de Balma il est aussi vice-président de Toulouse Métropole et conseiller régional Midi-Pyrénées. « Mon ascension je la dois à deux femmes » commence-t-il. Françoise de Veyrinas et Brigitte Barèges, deux femmes de poigne, « qui ne lâchent rien ». Il se plait à vanter ce parcours guidé par des femmes essentiellement : « on dit que la politique est un monde d’hommes… pourtant les femmes de caractère y ont souvent une place de choix. » Il accompagne Françoise de Veyrinas à travers les élections législatives de 2001, « c’est grâce à elle que j’ai commencé », souligne-t-il. Quant au second mentor cité, il avoue qu’ « elle m’a très bien positionné pour les élections régionales ». Des personnalités déterminées qui ne sont pas sans l’inspirer. Car Vincent Terrail-Novès n’a pas choisi la voie que son nom aurait pu supposer… Le fils du tout-récemment nommé manager-sélectionneur du XV de France raconte : « La politique c’est venu très tôt, bien que mes parents s’ils ont des convictions politiques sont loin d’être militants ». Un souvenir marque particulièrement son attachement à la vie politique. Flashback : 7 mai 1995 Jacques Chirac fait basculer la France à droite après 15 ans de Mitterrandisme. Vincent Terri-Novès est tout juste majeur à ce moment et vit l’élection avec passion. Deux ans plus tard Jacques Chirac annonce la dissolution de l’assemblée Nationale : «  A ce moment j’ai trouvé profondément injuste ce qui arrivait à Alain Juppé et je reste encore persuadé que l’on paye aujourd’hui le fait que toutes ces réformes n’ont pas été faites à l’époque… » Vincent Terrail-Novès s’engage alors au RPR et grimpe facilement les échelons : « je le dis humblement j’ai toujours réussit à fédérer ». En 2000 il est propulsé responsable adjoint des jeunes en Haute-Garonne et devient en 2002 -lors de la création de l’UMP- responsable départemental.

« Je voulais faire basculer une ville à droite »

En 2008 une nouvelle page se tourne pour Vincent Terrail-Novès, qui habite alors Balma depuis un an : « J’ai décidé de tout arrêter pour me consacrer à la mairie de Balma ». Au-delà de l’attachement qu’il éprouve déjà pour cette jolie bourgade de 15 000 habitants, l’ambition est claire : « je voulais faire basculer une ville à droite ». Sa première campagne reste un échec, mais il en tire de riches enseignements : « j’ai réussi à identifier les enjeux de notre ville, un travail de terrain qui m’a servi de socle pour la suite… » Il est donc parachuté conseiller municipal d’opposition et prend les dossiers à bras le corps. Déterminé. Sans jamais quitter des yeux son objectif. En 2014 l’heure est enfin venue : l’homme se présente une nouvelle fois face à Alain Fillola mairie PS en place depuis près de 20 ans et rafle la victoire. « Je suis resté authentique je crois que ça a fait la différence». Il dit avoir compris que les Balmanais avaient été malmenés par une urbanisation un peu violente : « Balma est une ville extraordinaire, ce que l’on doit aux maires qui s’y sont succédés, mais il y a eu un dérapage sur les trois dernières années. » Il n’en démord pas, Balma doit garder ses atouts indéniables et cette position géographie qu’il qualifie « d’idéale » ne doit pas se retourner contre elle. « Il faut maitriser cette pression pour rester fidèles à nos valeurs ». Un développement mais pas à outrance voilà en substance le tract de campagne du maire. Car l’édile compte bien ne pas s’arrêter à un mandat sans pour autant fermer la porte à d’autres ambitions pour la suite. « Je ne briguerai aucun mandat national tant que je serai maire de Balma, pour la suite on verra.» Et s’il dit s’imposer un certain nombre de choses pour privilégier sa vie de famille, l’homme se définit avant tout comme « un pragmatique rigoureux ». Des vertus reconnues pour enfoncer les portes politiques. Il souffle d’ailleurs être très sollicité pour tirer une liste aux régionales.

 

Trois années phares :

2010 : année de son mariage

15/06/2012 : naissance de sa fille

Mars 2014 : élu maire de Balma

 

 

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