samedi 27 novembre 2021

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Politique Sébastien Vincini, un leader en toute modestie

[Politic portrait] Sébastien Vincini, un leader en toute modestie

Ascension. Depuis environ un an, Sébastien Vincini gravit les échelons politiques et multiplie les casquettes. Cet originaire de Cintegabelle, inspiré par Lionel Jospin, n’aime pas regarder dans le rétroviseur. Par modestie ou pudeur, il ne s’attarde jamais longtemps sur sa réussite.

 

 

Difficile de ‘‘tauper’’ Sébastien Vincini. De prime abord, on pourrait le croire inaccessible. Mais son emploi du temps joue pour beaucoup dans son indisponibilité manifeste.  « Depuis un an, je n’ai pas arrêté, j’ai l’impression qu’il n’y a pas eu de noël, pas de vacances, rien », confie-t-il. Réélu premier secrétaire fédéral du PS 31, élu conseiller départemental sur le canton d’Auterive, nommé président du groupe majoritaire au département et rapporteur au budget, il vient en outre d’intégrer le bureau national du Parti socialiste. Sans compter son mandat de conseiller municipal à Cintegabelle (il a démissionné de son poste d’adjoint, ndlr). « J’ai dû considérablement augmenter ma force de travail, mais ce n’est pas plus qu’un cadre en entreprise ou qu’un artisan qui se lève tous les jours à 6h du matin », minimise-t-il. A tout juste 37 ans, tout semble sourire à Sébastien Vincini. Une reconnaissance rapide pour ce militant qui ne sort ni des rangs du MJS (Mouvement des jeunes socialistes) ni d’un syndicat étudiant, des parcours classiques qui mènent aux responsabilités politiques. Lui, s’est forgé sur le terrain à Cintegabelle « terre de grands hommes », rappelle-t-il. Ancien fief électoral de Lionel Jospin, il se souvient de son admiration pour l’ex-premier ministre : « J’allais toujours à ses réunions publiquesje me rappelle de l’effervescence lors des élections présidentielles de 1995, mais aussi la grande déception de 2002. » De là nait une passion pour la politique. Même si son passé familial constitue le terreau de son engagement, de ses convictions : « Je suis le petit fils d’immigrés italiens, mes grands-parents ont fui le fascisme et sont morts en France avec leur carte de séjour. » Animé par « la recherche de justice sociale », le jeune homme prend sa carte au Parti socialiste en 2000. Il a lors 22 ans et vient de décrocher son premier emploi en tant qu’ingénieur environnemental au BRGM (Bureau de recherche géologique minière).

« J’ai fait le pari de l’intelligence collective »

Ses premiers pas en politique se feront en interne. En 2003, lors du congrès de Dijon, il est nommé secrétaire de section à Cintegabelle. Puis il entre dans les instances du PS 31 en devenant secrétaire fédéral en charge du développement durable et de l’environnement, sous Kader Arif. Lorsque Sébastien Denard prend la tête de la fédération en 2008, il lui confie « le poste clé de secrétaire fédéral en charge des élections, ce qui m’a permis de bien connaître les élus et militants socialistes ». De là, il passe « n°1 bis » du PS 31, puis est élu premier secrétaire fédéral en 2014 dans des circonstances particulières. « La fédération était en difficulté, le premier secrétaire (Joël Bouche) a démissionné et j’ai pris la relève », relate-t-il sobrement. Sébastien Vincini s’est remonté les manches pour « rassembler une fédération fragilisée par les divisions, j’ai fait le pari de l’intelligence collective, puis on a fait les états généraux, toutes tendances confondues, avec un vrai renouveau générationnel tout en s’appuyant sur nos aînés », explique le patron de la fédération. Cette dynamique a abouti à la large victoire des socialistes aux élections départementales. Après la défaite aux municipales, « cela nous a montré que la gauche était encore capable de gagner en Haute-Garonne ». Quant à la défaite de Pierre Cohen, il pense aujourd’hui  que « nous n’avons pas été capable de capitaliser le bon bilan qu’on avait, mais il faudrait certainement encore du recul pour l’analyser », se contente-t-il d’affirmer. Aujourd’hui, il préfère aller de l’avant, affairé par les élections régionales qui se préparent. Dans sa course effrénée, Sébastien Vincini ne prend pas le temps de se poser pour admirer le chemin parcouru : « Me regarder dans le miroir, c’est pas mon truc », avoue-t-il. En revanche, un épisode l’a marqué : « Les cantonales de 2011, où je me suis pris une dérouillée monumentale par un candidat socialiste dissident, implanté depuis longtemps sur le territoire, au final j’ai plus appris de cet échec que de mes victoires. » En politique aussi, la patience est mère de toutes les vertus…

 

En 3 dates :

 

2000 : Engagement au PS

2008 : élu adjoint au maire à Cintegabelle

2014 : élu premier secrétaire fédéral du PS 31

 

Face aux multiples crises, comment retrouver la sérénité ?

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