vendredi 4 décembre 2020
Politique Ghislaine Cabessut : « J’ai l’envie de travailler pour les autres...

[Politic portrait] Ghislaine Cabessut : « J’ai l’envie de travailler pour les autres ».


Humble. Ghislaine Cabessut, maire de Bouloc depuis les dernières élections municipales, et conseillère générale de la Haute-Garonne sur le canton de Fronton, sera candidate pour les élections départementales en mars prochain. C’est dans un café, non loin de son bureau du conseil général qu’elle nous reçoit pour une rencontre en toute simplicité.

Par Gilles Vidotto

Il est 13h, lorsque Ghislaine Cabessut sort du conseil général pour nous proposer une rencontre dans une brasserie du quartier des Minimes. Autour d’un café, avec Bruno Mars en fond sonore, Ghislaine Cabessut, éclairée d’une lumière tamisée, et accoudée sur une table en bois mât, se livre sur sa vie et sa carrière politique sans retenue. Adhérente au Parti Socialiste depuis 1998, cette dernière, comptable dans les finances publiques de formation, a «  toujours été engagée dans la vie de la cité, et pour l’environnement » souligne-t-elle d’un ton des plus convaincu. Pourtant, dans sa vie, la politique arrivait au second plan. Car si elle était impliquée dans la vie associative c’est à cause, ou grâce à  la fibre maternelle : « J’ai toujours suivi mes enfants. J’ai été parent d’élèves, mon mari est également impliqué dans le sport avec mon fils». Un parcours en soi très classique. Mais cela lui vaut en 2001 de devenir adjointe au maire de Bouloc pour la commission solidarité et action sociale. Elle ne s’en arrête pas là, et confie : « Je me suis dit, il faut que tu ailles plus loin dans ton projet, pour le territoire ». Ce qui lui vaut de postuler et d’atteindre le poste qu’elle convoitait. Celui de conseiller général sur le canton de Fronton. Sa motivation : « l’envie de travailler avec un territoire, l’envie d’aller plus loin. C’était un cheminement qui me paraissait tout à fait naturel » précise-t-elle, le sourire en coin tout en touillant son expresso. Dans sa bouche, « solidarité » et «  travail d’équipe » sont des termes qui reviennent et qui dictent autant sa conduite, que sa vision de la politique : « On ne travaille pas pour soi. On travaille pour les autres et avec les autres, avec un territoire, avec des élus, avec les habitants ». C’est pourquoi, même si elle admet être contre le cumul des mandats, elle a accepté d’être en tête de liste aux dernières élections municipales : « Je déroge à la règle, je le sais. Mais si je me suis présentée,  c’est parce que j’avais une bonne équipe derrière. Et si j’y arrive c’est grâce à elle ».

Une maman politicienne

Ghislaine Cabessut a  baigné dans la politique durant toute son enfance : « Mon papa était engagé dans la vie politique de la commune. C’est certainement notre passé d’Espagnols républicains qui fait que nous sommes très sensibles à l’idéal socialiste » dit-elle le sourire au coin des lèvres. Par ailleurs, entre deux gorgées de café, elle accorde vouer une certaine admiration pour Pierre Izard : « C’est une personne à qui je dois beaucoup. Il est assez remarquable tant dans sa manière de voir les choses, que dans sa pertinence et son intelligence ». Cette femme reconnaît se plaire dans la vie qu’elle mène, et ne compte pas s’en arrêter là : « J’ai envie de poursuivre un travail commencé avec l’envie de travailler pour les autres, et pour le territoire ». Parmi ses motivations : celle de créer un futur convenable pour les prochaine générations. Les enfants, ses enfants, sont une part de son engagement. Cette maman de deux filles et d’un garçon, âgée de 49 ans, évolue en politique en toute humilité, et sans retenue. Elle rappelle, d’ailleurs au cours de la conversation, avec émotion, le regard baissé et la gorge nouée, le rassemblement qui a eu lieu suite aux attentats à Charlie Hebdo : « Vous savez, quand vous voyez des enfants se recueillir autour d’un monument aux morts marqué d’une minute de silence, je peux vous dire que c’est poignant. C’est vibrant ». Et elle répondaux  politiques, dénonçant la manière de traitement de l’information des journalistes comme la  création de buzz : « Si on commence à juger comment est traitée l’information, c’est qu’on atteint la liberté d’expression. C’est tout. ». C’est avec comme mot d’ordre : solidarité, que Ghislaine Cabessut se présentera aux prochaines élections départementales du mois de mars, sur le canton de Villemur-sur-Tarn.

 

 

La rédactionhttps://www.lejournaltoulousain.fr
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