samedi 19 juin 2021

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PolitiqueLe parti Génération Écologie s'implante en Haute-Garonne

Le parti Génération Écologie s’implante en Haute-Garonne

La Haute-Garonne compte un nouveau parti écologiste avec la création de l’antenne départementale de Génération Ecologie, présidée au niveau national par Delphine Batho. Ses représentants locaux entendent démontrer leur spécificité sur le sujet.

Génération Ecologie Haute-Garonne
Yannick Lacoste, Yves Bouche et Régine Lange ont annoncé aujourd’hui la création en Haute-Garonne de l’antenne départementale du parti Génération Ecologie ©NM

À quelques mois des élections départementales et régionales, une nouvelle formation politique voit le jour dans le paysage local. Ce mardi 2 mars, la création de l’antenne haut-garonnaise de Génération Écologie a été officiellement annoncée par Yves Bouche, Régine Lange et Yannick Lacoste, respectivement référent, membre du bureau et porte-parole de la section départementale.

L’occasion pour ces derniers de rappeler les spécificités de ce parti créé en 1990 et redynamisé depuis 2018 par sa présidente Delphine Batho, ancienne ministre de l’écologie durant la présidence de François Hollande. En guise de présentation, Régine Lange, par ailleurs ex-adjointe au maire de Pierre Cohen, cite ainsi le livre-manifeste écrit par Delphine Batho et intitulé Écologie intégrale. « C’est ce qui nous distingue. C’est à dire que l’écologie doit s’appliquer à tous les domaines. Elle doit être le tamis par lequel passe toutes les actions publiques », affirme-t-elle.

Une écologie du quotidien, pas « donneuse de leçons »

Bien que membre du Pôle écologiste au niveau national, une alliance de plusieurs partis politiques, dont EELV, en vue des présidentielles de 2022, Génération Ecologie entend ainsi faire entendre sa voix dans le débat. Et forcément, même si ses représentants en Haute-Garonne se défendent de toute comparaison, leur propre définition de leur mouvement dresse, en creux, le portrait du parti qui incarne aujourd’hui l’écologie dans l’opinion publique, à savoir EELV. « Nous souhaitons nous adresser à tous, sans donner de leçons ou être moralistes », poursuit Régine Lange.

« L’écologie a le vent en poupe, mais il n’y a pas qu’un seul parti qui puisse s’en revendiquer. Le constat que nous faisons est que beaucoup de personnes souhaitent s’engager sur le sujet mais ont peut-être peur de la radicalité », appuie Yannick Lacoste. Face à un certain rejet que peut provoquer la cause écologiste dans la société, le parti se veut donc rassurant et plaide pour l’écologie du quotidien et des combats concrets. Yves Bouche renvoie par exemple à celui porté par Delphine Batho contre les néonicotinoïdes, ces insecticides réautorisés pour la culture des betteraves.

Réduction progressive de la taille des métropoles, du trafic automobile et aérien…

Au niveau local, Génération Ecologie travaille actuellement à l’élaboration d’une ligne programmatique. Comptant actuellement plusieurs dizaines d’adhérents et sympathisants dans le département, le parti invite tous les citoyens qui le souhaitent à les rejoindre. « Tout le monde a sa place, nous voulons être un mouvement qui part du bas pour aller vers le haut et non l’inverse. Les lignes ne sont pas gravées dans le marbre dès le départ », insiste Yves Bouche.

Ce qui n’empêche pas le parti de se reposer sur des valeurs. Dans son document de présentation, l’antenne départementale se positionne ainsi dans le « camp des progressistes ». Et prône une économie qui « réduit progressivement la taille des métropoles, redonne sa place au vivant et au sauvage, transforme l’urbanisme, réduit fortement le trafic automobile et aérien… ».

Quelle alliance pour les Régionales ?

Génération Ecologie, qui souhaite être un maillon fort du Pôle écologiste, aura un premier choix difficile à faire au niveau local en vue des échéances électorales. Alors que des partis, pourtant membres du même pôle, sont répartis sur plusieurs listes candidates aux Régionales, celles d’Antoine Maurice (EELV) et de Carole Delga (PS), Génération Ecologie assure discuter avec tout le monde.

« Rien n’est figé à l’heure actuelle. Nous n’avons pas vocation à rester dans l’arrière-cuisine. Nous avons des revendications locales fortes et notre engagement aura valeur de caution », assure Régine Lange. La décision, ainsi que les candidats choisis par le parti, seront connus dans les prochaines semaines.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.
 

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