lundi 30 novembre 2020
Politique Nadia Pellefigue veut faire de Toulouse une grande capitale de la culture

Nadia Pellefigue veut faire de Toulouse une grande capitale de la culture

Dédier l’île du Ramier aux festivals, créer une promenade reliant les lieux culturels incontournables du centre-ville, ouvrir une Maison des artistes… Autant de propositions qui constituent le programme de la candidate aux municipales toulousaines Nadia Pellefique.

Foule pendant un festival
DR

Pour Nadia Pellefigue, tête de liste Une Nouvelle Énergie (Une) aux prochaines municipales, il s’agit de reprendre en main le dossier « ’culture » de Toulouse, dont elle estime que le maire sortant est démissionnaire. Elle en veut pour preuve la baisse de 25 % des subventions aux associations, dont celles œuvrant dans le domaine culturel. Elle relève l’absence de nouveaux projets sous la mandature de Jean-Luc Moudenc, précisant que « celui du Minotaure avait été initié par la majorité précédente et que ceux de l’auditorium de la prison Saint-Michel et de la Cité des arts de La Grave sont au point mort. Sans oublier l’abandon de la Maison de l’image et de plusieurs festivals comme Les Petites formes ou La Novela. »
La candidate socialiste dénonce ainsi « un immobilisme inacceptable pour la quatrième ville de France ». Elle souhaite faire de Toulouse une grande capitale de la culture. « Nous en avons chacun notre propre définition. Pour certains c’est les musées, pour d’autres les arts de la rue… C’est cette culture comme ferment du vivre ensemble que nous voulons promouvoir à Toulouse », explique Nadia Pellefigue. Pour cela, elle articule son programme autour de quatre axes majeurs : la coconstruction avec les Toulousains, le soutien aux artistes, le rayonnement national et international de la ville et la valorisation du patrimoine local.

De nouveaux lieux dédiés à la culture proposés par Nadia Pellefigue

Parmi les propositions concrètes de la liste Une, le dispositif Faites de la culture. Dans chaque quartier, à l’image de la Fête de la musique, des espaces dédiés (places, façades, boutiques, appartements…) seront mis à profit d’artistes confirmés et d’amateurs pour partager leurs créations avec les habitants. Des budgets participatifs associés permettront aux Toulousains de choisir une partie de la programmation. Une manière de rapprocher les riverains des actions qui dynamisent leur quartier.
Dans ce même objectif d’accessibilité des citoyens aux lieux culturels, Nadia Pellefigue et son équipe proposent un nouvel aménagement du centre-ville, s’inspirant d’une idée initiée en 2011 par Joan Busquets, l’Octogone. En cassant la barrière des boulevards, en transformant des ronds-points ou carrefours en espaces de vie, ils ambitionnent de relier les différents sites incontournables de l’hyper centre (Les Abattoirs, le musée de l’affiche, le Muséum, le Quai des Savoirs, le TNT, la halle aux Grains…) et créer ainsi une promenade culturelle.
Autre lieu emblématique de Toulouse que Nadia Pellefigue souhaite voir dédié à la culture, l’île du Ramier. Elle imagine notamment y organiser un événement estival d’envergure « qui affirmerait la spécificité de la ville, emporterait l’adhésion des habitants et attirerait les visiteurs extérieurs ». Le site pourrait également être le théâtre d’une programmation fusionnant les événements des festivals existants comme Rio Loco, les Siestes électroniques ou le Marathon des mots. Car, selon elle, l’endroit est idéal pour planifier des concerts de grande capacité en plein air, « ce dont manque la ville ». Un moyen d’attirer des têtes d’affiche dans la Ville rose.
Quant aux talents émergents, la candidate au Capitole estime qu’ils doivent être « mieux accompagnés pour éviter qu’ils ne quittent Toulouse ». Elle propose, entre autres, d’ouvrir une Maison des artistes qui mettrait à leur disposition un ensemble de services mutualisés nécessaire à leur développement, au travers, notamment, d’un incubateur des industries culturelles et créatives. Ils pourront y trouver un répertoire des lieux de résidence, d’espaces de stockage de matériels… Mais aussi des conseils administratifs et juridiques. « C’est ainsi que la ville redeviendra accueillante et rayonnante par son patrimoine et ses talents », conclut Nadia Pellefigue.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles en rapport