Municipales 2020 : Le PS s’éloigne d’Archipel Citoyen

À l’amiable. Pendant la conférence de rentrée du Conseil départemental, ce jeudi 19 septembre, les responsables du Parti socialiste haut-garonnais ont détaillé les éléments qui les séparent du mouvement Archipel citoyen, en vue des élections municipales de 2020. La rupture semble consommée.

Comme c’est souvent le cas lors des conférences de rentrée du Conseil départemental de Haute-Garonne, on finit par évoquer la politique. D’autant que Sébastien Vincini, le trésorier de l’institution, est aussi le premier secrétaire fédéral du Parti socialiste très engagé dans la campagne des municipales de 2020 : « On part à la reconquête. Il y a des discussions très avancées avec les communistes, Génération. s et d’autres formations de gauche… Vous savez qu’il en existe plus d’une dizaine à Toulouse ! » Cette coalition se concentre dans le mouvement Une énergie nouvelle (Une), menée par Nadia Pellefigue.
En face, Archipel citoyen, rassemble, entre autres, EELV, la France insoumise et quelques anciens adhérents du PS, comme le conseiller municipal et communautaire Romain Cujives, qui vient tout juste de le quitter. Le collectif a mis en place un système innovant de désignation de ses candidats, qui entend refléter au mieux les aspirations des habitants : « Je ne juge pas le concept, tant mieux s’il aboutit. Peut-être allons-nous même assister à l’avènement d’un nouveau modèle », avance Sébastien Vincini. « Mais ce que je constate, c’est que depuis cinq mois, les membres d’Archipel citoyen passent leur temps à chercher comment ils vont constituer leur liste. Il faudrait plutôt qu’ils s’intéressent aux Toulousains. »

Les limites de la coconstruction

Pour Georges Méric, le président du Conseil départemental, la différence entre les deux formations s’exprime dans la place que chacune laisse au citoyen dans les prises de décision. « Nous, en tant qu’élus socialistes, les coconstructions, on les pratique depuis quatre ans et demi. Nous n’avons pas de leçon à recevoir en la matière »… Mais il considère que l’élan participatif a ses limites : « Si on élit des gens, c’est pour qu’ils tranchent. Sinon, c’est le referendum permanent. » Sébastien Vincini d’enfoncer : « Dans l’action, parfois, il est inutile de discuter et de confronter des points de vue inconciliables. Cela entraîne des situations de blocage extrême. »
Enfin, quand on lui fait remarquer que le PS haut-garonnais a perdu 40 % de ses adhérents depuis cinq ans, le premier secrétaire répond : « Nous sommes toujours la première fédération de France. C’est vrai que nous avons subi des revers, des défaites, voire des humiliations électorales. Pour autant, nous ne sommes pas dans une illusion d’influence. Nous agissons concrètement, au quotidien, dans les cantons, auprès des associations et des comités de quartier. Le PS ce n’est pas qu’un logo. »

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