Municipales 2020 : Jean-Luc Moudenc envisage le pire

Coups en dessous de la ceinture, Rassemblement National au second tour ou démobilisation de ses troupes… Lors de ses vœux à la presse, ce jeudi 9 janvier, Jean-Luc Moudenc, candidat à sa propre succession, a dévoilé ses craintes autour du scrutin municipal.

Moudenc voeux presse
JL Moudenc avec son équipe de campagne janvier 2020 © PS

Pour ces vœux à la presse, Jean-Luc Moudenc s’est montré particulièrement bavard. Et très soucieux de la tournure que prend, selon lui, la campagne des municipales. Il dit avoir identifié « cinq dangers dont il faut alerter les Toulousains ». Constatant d’abord que « l’on est train de basculer dans une campagne de propos de caniveaux. Nos opposants créent la polémique à tout va… » Le candidat à sa propre succession fait référence au sujet alimenté par Archipel Citoyen, sur les réseaux sociaux, autour de l’érection, sur les ramblas des allées Jean-Jaurès, du grand sapin de Noël, composé de 400 arbustes : « Une polémique
minable », se contente-t-il de répliquer. Ou à sa mise en cause, par certains de ses concurrents, sur son récent déplacement en Arabie Saoudite, où il accompagnait l’Orchestre national du Capitole. « Ce qu’ont pu dire François Piquemal (Archipel Citoyen) et François Briançon (Une) est d’une bassesse incroyable », renvoie le maire sortant.

Davantage sur la défensive, ce dernier redoute que « les enjeux de l’élection soient faussés. Certains veulent en faire un referendum pour ou contre le gouvernement ou le Président de la République. Mais il ne faut pas confondre les urnes de 2020 avec celles de 2022 », précisant au passage qu’aucune personnalité politique nationale ne participera à ses meetings — dont le premier se déroulera le 14 janvier, à la salle Jean-Mermoz de Toulouse.

Le Rassemblement National au second tour ?

En pointant le risque d’un vote de protestation, le candidat dévoile une autre de ses craintes. Sans doute la plus grande : celle de voir le score de la liste du Rassemblement National dépasser les 10 % au premier tour du scrutin. « Cela signifie qu’elle se maintiendrait au second. Mécaniquement, voter pour elle, c’est favoriser le retour de la gauche au Capitole. Et d’une gauche dure, cette fois-ci », agite-t-il.

Jean-Luc Moudenc s’en prend ensuite, directement, à ses principaux adversaires, en détaillant les contradictions de leurs déclarations successives. Notamment à propos de la troisième ligne de métro, pour laquelle « Antoine Maurice (Archipel Citoyen), la candidate socialiste (Jean-Luc Moudenc ne cite jamais le nom de Nadia Pellefigue ni de son mouvement Une, NDLR) et Pierre Cohen se contorsionnent en permanence. Cela signifie qu’ils ne savent pas ce qu’ils veulent faire ».

Pour finir, la tête de la liste Aimer Toulouse pointe le danger de la démobilisation de ses troupes. Lui qui ne croit pas aux sondages, depuis qu’il les a trompés en 2014, rappelle : « Les jeux ne sont jamais faits. Si on ne mène pas un combat, on le perd. »

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