Michel Aujoulat, le retour en première ligne

Ancien patron départemental du RPR, le premier vice-président de Toulouse Métropole est prêt à reprendre du service à la tête des Républicains. Il est candidat face à la présidente sortante Laurence Arrobagé et à Nicolas Bonleux.

Michel Aujoulat
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Briguer la tête du parti Les Républicains en Haute-Garonne n’était pas dans les projets de Michel Aujoulat. La candidature du premier vice-président de Toulouse Métropole en charge de l’environnement est surtout le fruit de sollicitations de cadres locaux et nationaux. « Aujourd’hui, nous ne nous faisons plus respecter. Nous n’existons pas car nous n’avons pas de ligne politique claire, pas de vision à long terme, pas de plan pour les municipales, pas de suivi de nos militants », lance-t-il en guise de programme.

À l’heure où les hommes politiques font face à une certaine défiance et où le renouvellement de la classe dirigeante est érigé en nécessité, Michel Aujoulat assume au contraire sa longue expérience. Militant depuis l’âge de 17 ans, propulsé maire de Cugnaux très jeune, ancien vice-président de Région, patron du RPR départemental dans les années 1990, ce pur chiraquien est un habitué des joutes politiques. « J’ai débuté en étant envoyé au carton contre Lionel Jospin aux législatives de 1988. Je courrais après lui alors qu’il était au sommet », se remémore celui qui revendique une prédisposition pour la négociation.

« L’environnement n’était pas vraiment mon souhait, mais j’apprends tous les jours »

Une capacité à trouver des accords, parfois au prix de quelques filouteries « inhérentes au monde politique », que Michel Aujoulat a encore démontrée lors des dernières municipales : arrivé en tête au premier tour à Cugnaux mais « pas convaincu que (son) nom ferait l’unanimité », il a préféré se ranger derrière son ex-adjoint, Alain Chaléon (Modem), en échange d’une place à la Métropole. « Il faut être capable de discuter avec tout le monde », glisse-t-il, confiant son respect pour ses anciens adversaires socialistes Lionel Jospin ou Martin Malvy.

« Quand on est élu maire à 30 ans, on est un chien fou, on se sent parfois intouchable. La défaite et la souffrance qu’elle entraîne font beaucoup changer. Cela renforce notre empathie et nous conforte dans l’idée de ne pas prendre les électeurs pour des couillons », confesse celui qui a passé 13 ans dans l’opposition municipale. Et qui avoue aujourd’hui s’épanouir dans sa délégation : « L’environnement n’était pas vraiment mon souhait, mais j’apprends tous les jours. Cette thématique me permet de mettre mon nez partout. »

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