mardi 1 décembre 2020
Politique « Marre des effets de manche de Marine »

« Marre des effets de manche de Marine »

Patriote. Au Parti de la France, on s’oppose à l’extrême-droite « light » de Marine Le Pen et Florian Philippot. Franck Pech, qui a quitté récemment le FN, vient de rejoindre les rangs de cette formation politique.

 

Franck Pech et Guy Jovelin faisaient partie des cadres du FN 31 du temps où Serge Laroze y faisait la pluie et le beau temps. Mais depuis les choses ont changé, et le FN nouvelle version a fait le ménage. Certains ont été notamment suspectés de fricoter avec des groupuscules d’extrême-droite. Résultat des courses, des cadres, pourtant vieux routiers de l’entreprise de Jean-Marie, se sont retrouvés sur le bord de la route … « Ce parti a perdu ses fondamentaux. C’est un néo-front avec un discours laïciste. Or, la laïcité n’empêche apparemment pas le fondamentalisme islamiste de se développer dans notre pays », nous explique un Franck Pech sans concession. La fracture ayant été consommée avec le FN 31, ce dernier décide alors de rejoindre les rangs du Parti de la France lancé en 2009 par Carl Lang, lui aussi  ancien bras droit  déçu de Le Pen père. À son ami Guy Jovelin, la délégation régionale du mouvement, à lui, la responsabilité de la communication. À lui donc, le verbe cru : « La réalité est que les musulmans les plus modérés se font manger par les plus durs. Nous ne pouvons plus accepter tout le monde, arrêtons ! » Franck Pech nous annonce également les slogans de son nouveau parti, « La France aux Français » ou « Contre l’invasion, colonisation. » Le discours est donc bien rôdé, mais le Parti de la France, créé en 2009, arrive pourtant au moment où le Front National n’a jamais été aussi haut. Un paradoxe qui n’effraie pourtant pas Franck Pech : « Je ne m’y retrouve plus du tout. Le FN est devenu un parti attrape-tout qui n’a plus vraiment pas de valeurs. Marine ratisse large pour arriver coûte que coûte au pouvoir. Il y a quelques mois encore je condamnais l’UMPS, mais maintenant je condamne l’UMPS-FN. » Sur l’actualité récente, et les attentats qui ont touché Charlie Hebdo et Hyper Cacher, Franck Pech n’hésite pas à rompre l’unité nationale : « On défend pleinement la liberté de la presse, on condamne cette barbarie, mais nous ne sommes pas pour autant Charlie. Il s’agit quand même d’un journal satirique d’extrême gauche … » « Mais toutes les personnes qui étaient dans la rue n’étaient pas d’extrême gauche ? », questionnons-nous. « La plupart des manifestants ne connaissaient pas ce journal, certains en sont déjà revenus après la lecture du dernier numéro », nous répond-il.

 

 

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