Louis Aliot : « Mon objectif est de faire 30% au premier tour »

IMG_3206
De gauche à droite, Julien Léonardelli, Louis Aliot, Maité Carsalade et Chantal Dounot-Sobraques

Louis Aliot, candidat FN aux élections régionales, a rencontré ce matin la presse toulousaine afin de marquer le top départ de sa campagne. A ses côtés, Julien Léonardelli, secrétaire départemental du FN 31 mais aussi, mais aussi deux anciennes élues municipales UMP…

 

Le candidat FN a laissé passer l’été avant de démarrer sa campagne. Une entrée un peu tardive par rapport à ses principaux adversaires, mais Louis Aliot est serein : « Deux sondages d’opinion me placent en tête du premier tour », rappelle-t-il. Il croit en outre au ‘‘potentiel’’ de la future grande Région pour son parti : «  Le FN est très fort en Languedoc-Roussillon, un peu moins en Midi-Pyrénées mais on note tout de même une progression aux différentes élections, présidentielles, municipales, départementales, et européennes. » Le candidat n’a pas dévoilé la tête de liste haut-garonnaise, celle-ci sera connue en même temps que les douze autres après la commission d’investiture du parti le 21 septembre prochain. En revanche, Louis Aliot a invité à sa conférence de presse, deux anciennes élues de la mairie de Toulouse qui sont venues « en amies » affirme le candidat. Il s’agit de Chantal Dounot-Sobraques, élue successivement dans les majorités de Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy, Jean-Luc Moudenc puis dans l’opposition durant le mandat de Pierre Cohen. Elle a quitté l’UMP il y a deux ans, « je suis libre », dit-elle aujourd’hui. Maité Carsalade, a également été élue de Dominique Baudis et Jean-Luc Moudenc, mais elle a pris sa carte au Front national depuis deux ans. Les deux femmes ne se sont pas exprimées lors de la conférence, mais leur seule présence a suffi à créer le ‘‘buzz’’ depuis ce matin.

« Tout le monde est mon adversaire »

Louis Aliot a profité de ce rendez-vous pour annoncer la tenue de plusieurs meetings de campagne. Le premier à Carmaux, « ville de Jean-Jaurès, emblème de cette gauche qui a failli », un autre à Nîmes en présence de Marine Le Pen et un à Toulouse avec Marion Maréchal-Le Pen. La date du meeting toulousain n’est pas encore connue, « ce sera à la fin du mois de novembre ou début décembre », précise Julien Léonardelli. D’ici là, la caravane rurale du FN sillonnera les routes de la grande région. « Mon objectif est de faire 30% au premier tour et créer ainsi une dynamique forte pour le second tour », lance le candidat, qui ne voit pas d’alliances possibles avec d’autres formations politiques : « Dominique Reynié aurait pu aussi bien représenter une liste PS qu’une liste centre mou… Il pourrait être capable d’appeler à voter PS au second tour… » Les autres candidats en prennent également pour leur grade : Philippe Saurel, «fait du sous-frêchisme, alors qui n’en a ni la carrure, ni la culture politique » ; La liste EELV, PC et Parti de gauche « partagent le même bilan avec les socialistes, ils partent séparément mais se rallieront au second tour pour des places et autres avantages » ; et Carole Delga (PS) « va subir le mauvais bilan du gouvernement »… Bref, « tout le monde est mon adversaire », résume-t-il.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.