mardi 1 décembre 2020
Politique L'interview décalée d' Henri Arévalo

L’interview décalée d’ Henri Arévalo

Élu Europe Écologie Les Verts à Ramonville et vice-président du Sicoval en charge des sports, de la culture et des loisirs, Henri Arevalo est très impliqué dans le monde associatif. Son engagement lui a d’ailleurs valu l’obtention de la Légion d’honneur l’été dernier. Même s’il en est fier, il garde la tête froide et prend 5 minutes pour répondre à nos questions… décalées.

 

Vous est-il déjà arrivé de vous endormir au cinéma, au théâtre ou toute autre manifestation culturelle ?

Pas au cinéma, ni au spectacle, mais une fois aux journées parlementaires des Verts, il y a plusieurs années où je fus réveillé délicatement par Dominique Voynet ! Une bonne leçon, depuis grande vigilance !

 

De quel luxe ne pourriez-vous pas vous passer ?

Des 1 150 cm3 de ma moto car 125 suffiraient largement à l’heure de la raréfaction des énergies fossiles, mais seuls les motards et motardes me comprendront ! Salut à eux de la main ou… du pied !

 

Pour décliner une invitation chez des amis, que prétextez-vous ?

Je ne connais pas le mot prétexte en amitiés. L’amitié, c’est justement ce qui nous permet de ne pas en avoir besoin.

 

Quelle est votre chanson d’amour préférée ?

“You are the sunshine of my life” de Stevie Wonder.

 

Avec quelle personnalité aimeriez-vous échanger votre vie pour une journée ?

Je n’envie personne. Mais pourquoi pas avec le président de la République ! En 24h, il doit être possible de convoquer en urgence le Congrès, de proposer l’adoption d’une nouvelle Constitution pour une VIe République… pour sortir de l’archaïsme, passer à autre chose !

 

« Je crois que je ne suis pas le seul à avoir un problème d’appui sur sa gauche ! »

 

À quelle occasion vous est-il arrivé de penser : « Je n’y arriverai jamais ? »

En tenant le Rubiks’ Cube de mon fils, car je ne suis jamais arrivé à séparer les couleurs et je n’y arriverai jamais. Une couleur par face, quelle idée ! Il paraît qu’il y a une formule : deux coups à droite, un coup à gauche, un coup à… au final, je préfère vraiment le mélange des couleurs !

 

Pour vous faire plaisir, quel plat faut-il vous cuisiner ?

Un thieboudienne… Quand je vais pour la coopération à Gandon et Gandiol, à St-Louis du Sénégal, les cuisinières des deux communautés rurales nous préparent ce plat traditionnel. C’est un régal car plus qu’un plat, c’est l’art du vivre ensemble et du partage.

 

Quel défaut jugez-vous rédhibitoire ?

La malhonnêteté intellectuelle qui pourrit la vie politique et la démocratie. Impossible de construire des partenariats et des accords avec celles et ceux qui en usent et en abusent.

 

Que feriez-vous si vous étiez, le temps d’une journée, dans un corps du sexe opposé ?

Un jour ce n’est pas assez, neuf mois, tout de suite ! Vous avez deviné pourquoi !

 

Une chanson a-t-elle marquée votre vie ?

« Les anarchistes » de Léo Ferré, c’était la chanson préférée de mon frère : avec la poésie et la force nécessaires tout est dit sur celles et ceux qui portent cet idéal libertaire.

 

Quel a été le moment le plus heureux de votre vie ?

C’est quand Claude Alphandéry, grand résistant, grand militant de l’économie solidaire, ami de Stéphane Hessel et d’Edgard Morin, m’a qualifié de résistant lors d’une cérémonie en mon honneur.

 

Quel serait votre pire cauchemar ?

M’endormir dans une réunion avec des parlementaires écologistes et être réveillé par Marine Le Pen, fusse-t-il délicatement !

 

De quel objet personnel auriez-vous du mal à vous séparer ?

Le pied à coulisse de mon père qu’il utilisait quand il était ajusteur chez Latécoère, un objet de précision qui vous aide à prendre la bonne mesure, utile pour un élu, au moins sur le plan symbolique !

 

Avez-vous une recette miracle contre le stress ?

Tremper ses pieds dans l’eau froide. Le problème, lors des meetings politiques, est d’arriver discrètement à la tribune avec une bassine à la main !

 

Quel est, pour vous, le plus grand luxe ?

La tartine de mon ami Bruno : après plusieurs jours dans le désert, du pain tartiné d’une Vache qui rit® et d’une sardine en boîte ! Je vous assure, c’est excellent !

 

Qu’est-ce qui vous pénalise le plus dans la vie ?

Mon pied gauche douloureux à la marche qui m’empêche de randonner dans les Pyrénées ! Un drame personnel ! Mais je crois que je ne suis pas le seul à avoir un problème d’appui sur sa gauche !

 

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous après votre mort ?

Il a même répondu à l’interview décalée du Journal Toulousain !

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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