Les opposants à la Tour Occitanie interpellent les candidats aux municipales

Quelques jours avant la date butoir du dépôt des listes électorales en préfecture, les opposants à la Tour Occitanie interpellent les candidats aux municipales, afin qu’ils clarifient leur position sur le sujet.

La future tour Occitanie est toujours contestée
©DR

« Ce scrutin est l’occasion de soumettre au vote des électeurs l’idée de construire la Tour Occitanie. Ce n’est pas un projet comme un autre tout de même ! » lance Richard Mébaoudj, le président de l’association Non au gratte-ciel de Toulouse. Il demande aux candidats « de se positionner clairement sur le sujet d’ici le premier tour ».
Certains ont déjà fait part de leur intention. Comme Nadia Pellefigue (Une) ou Pierre Cohen (Pour la cohésion), « qui ont affirmé qu’ils reviendraient sur le projet si et seulement si les recours que nous avons déposés en justice aboutissent ». Même déclaration pour Franck Biasotto (Toulouse belle et forte), qui propose, lui, de transférer ce chantier colossal sur le site de l’actuelle Cité administrative, dans le quartier Compans-Cafarelli. « Nous nous opposerions évidemment aussi à cette implantation », tient à préciser le responsable associatif. Ce dernier a également rencontré les membres d’Archipel citoyen, « qui s’opposent à toute construction de gratte-ciel », mais qui n’ont pas encore précisé s’ils tenteraient d’annuler le projet dans le cas où celui-ci était validé par la justice. « Un maire peut toujours faire machine arrière, même si les permis de construire ont déjà été délivrés. Cela s’est vu par le passé à Toulouse », affirme Richard Mebaoudj, faisant notamment référence à un programme immobilier prévu en lieu et place des Jardins Raymond VI, auquel l’ancien édile Dominique Baudis avait mis fin.

Une visite malvenue

L’intention de Jean-Luc Moudenc étant de notoriété publique, il reste au collectif à recueillir celles des candidats des listes du Rassemblement national, de Debout la France, du Nouveau parti anticapitaliste, de Lutte ouvrière et du Parti animaliste. Et à faire en sorte que « le sujet ne soit plus passé sous silence, comme c’est le cas depuis le début de la campagne. Mais c’est aujourd’hui que celle-ci démarre véritablement », se rassure le président de Non au gratte-ciel de Toulouse.
Celui-ci prévoit un premier coup d’éclat, ce jeudi 27 février, de 18 h 30 à 21 h, sur la place du Capitole, aux côtés de membres de nombreuses associations : Amis de la terre, France nature environnement, Dal, AnvCop21, Youth for climate ou Extinction Rebellion. Il s’agira de protester contre la venue d’Éric Paillot, directeur associé de la Compagnie de Phalsbourg, en charge de la réalisation de « La Tour Occitanie » et invité du Wine & Business Club de Toulouse. « Cet évènement dans un lieu élitiste et restreint, à deux pas de la mairie, est conforme au côté bling-bling qui entoure le projet depuis son lancement officiel à Cannes, en 2017. Trois semaines avant les élections, cela va être un moment démocratique fort », ironise Richard Mébaoudj.

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