Législatives partielles en Haute-Garonne : une élection à trois têtes ?

Bis repetita. Les 11 et 18 mars prochains, les électeurs de la 8e circonscription de Haute-Garonne vont revoter. En décembre dernier, le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection de Joël Aviragnet, député socialiste sortant.

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Une liste d’émargement non transmise, celle de la commune de Gensac-de-Boulogne et des signatures jugées non conformes. En décembre 2017, c’est ce qui avait poussé le Conseil constitutionnel à invalider l’élection de Joël Aviragnet, candidat socialiste dans la 8e circonscription de Haute-Garonne. Des recours avaient été déposés par deux candidats : l’un par Michel Montsarrat, ancien rugbyman et adversaire du 2e tour qui se présentait sous les couleurs de La République en marche et l’autre par Jean-Luc Rivière, radical valoisien et candidat de l’UDI. Ce dernier qui totalisait 8% des voix au premier tour, se fait à présent très discret. À l’heure où nous mettons sous presses, il n’a toujours pas officialisé sa candidature, les inscriptions étant ouvertes jusqu’au vendredi 16 février. Mais une chose est sure, Jean-Luc Rivère ne représentera pas l’UDI pour ces nouvelles élections. Le parti soutient désormais le candidat de la majorité présidentielle.

Trois mois après cette annulation, le socialiste, lui, se veut serein : « Le maire de Gensac s’est expliqué publiquement sur ce qui s’était passé. Il s’agit simplement d’une erreur administrative », rappelle Joël Aviragnet. Une excuse jugée légère par le candidat LREM. « Il ne s’agit pas d’une erreur administrative. C’est pire qu’une magouille ! C’est une prise en otage d’une partie de la population », affirme Michel Montsarrat.

Sursaut insoumis

Dix mois après l’élection invalidée, Michel Montsarrat dit vouloir mobiliser ceux qui attendent le changement. Mais sur le terrain, les cartes semblent avoir été rebattues. « Sur les marchés, je suis accueilli différemment, j’ai des marques de sympathie que je n’avais pas en juin. La dynamique En marche est retombée », note Joël Aviragnet. Au profit de qui ? Pas du Parti socialiste, estime Philippe Gimenez. En juin dernier, le candidat de la France Insoumise avait totalisé 14% des voix au premier tour quand Joël Aviragnet en comptait 17%. « À l’Assemblée nationale, trois courants PS existent. Les députés pro-Macron, ceux qui sont contre et ceux qui ne savent pas où se placer. Les socialistes sont inaudibles. Nous sommes la seule force d’opposition et de proposition », estime Philippe Gimenez. Verdict dans les urnes les 11 et 18 mars prochains.

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