Laurence Arribagé : « La liste de Dominique Reynié n’a pas été retoquée ! »

Laurence-Arribagé ok

Au front. En ces temps de campagne électorale, la présidente par intérim des Républicains 31 est sur tous les terrains : de la commission nationale d’investiture parisienne au comité départemental toulousain. Elle revient sur les problèmes de la liste Reynié, sur les départs de la fédération, sans oublier ses dossiers à la mairie, ni son mandat parlementaire.

 

La liste proposée par Dominique Reynié à la commission nationale d’investiture a été retoquée par Nicolas Sarkozy, quelle est votre réaction ?

La liste n’a pas été retoquée ! Les débats ont été animés, certes, mais il n’y a pas eu d’humiliation comme j’ai pu l’entendre. Dominique Reynié n’est pas habitué au fonctionnement d’un parti, il a très bien admis comment cela marchait et a réussi à obtenir gain de cause sur certaines candidatures. Il reste deux ou trois points à trancher sur la Région, mais en ce qui concerne la Haute-Garonne, les discussions ont duré cinq minutes. Nous avons respecté un équilibre en prenant le poids électoral de chaque parti. Nous avons dit à Dominique Reynié que l’union était nécessaire à la victoire, mais qu’il fallait maintenant passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire arrêter de parler de cette liste et aller sur le terrain convaincre les gens.

L’épisode de la constitution de la liste n’est pas tout à fait terminé… Quelle est la prochaine étape ?

La constitution d’une liste est toujours un moment délicat. Tout le monde souhaite être dans les premières places. Il y aura des déçus, des sortants qui n’ont pas démérités ne seront pas sur la liste. Mais c’est comme ça, il n’y a que 38 places ! Maintenant, Vincent Terrail-Novès (tête de liste en Haute-Garonne) appelle tous les candidats pour leur annoncer s’ils sont sur la liste ou pas et à quelle place. Au final, nous aurons une liste intéressante. Les 3e, 8e et 12e places sont réservées à l’UDI, maintenant c’est à eux de trancher sur le choix des personnes.

La fédération de Haute-Garonne a été chamboulée par plusieurs départs, notamment ceux de Xavier Spanghero (secrétaire départemental adjoint) et Michel Salviac (trésorier), qu’est-ce qui s’est passé ?

Personne n’a été débarqué de la fédération. Il faut tourner la page de ces affaires de personnes. Concernant Xavier Spanghero, j’avais souhaité qu’il soit mon secrétaire départemental à l’époque, et il a très bien fait son travail. Nous avons eu quelques points de divergences sur les régionales. Xavier est quelqu’un d’entier, il dit ce qu’il pense. Il a tenu des propos qui ne m’ont pas plu sur Dominique Reynié. Quand un candidat est investi, nous devons respecter une discipline de parti. C’est la raison pour laquelle j’ai préféré nommer une autre personne au secrétariat départemental, quelqu’un d’extérieur, de neutre. Suite à quoi Xavier Spanghero n’a pas souhaité rester secrétaire départemental adjoint. J’espère qu’on pourra se parler à nouveau sereinement, il a toute sa place dans la fédération. Quant à Michel Salviac, il a très bien rempli son rôle pendant 7 ans. Nous avons nommé un trésorier adjoint, commissaire aux comptes de métier, qui a une vraie expérience. Michel Salviac ne souhaitait pas continuer et il a passé la main. Ça s’est très bien passé.

 

A la municipalité, vous êtes en charge des sports, où en êtes-vous de la préparation de l’Euro 2016 ? N’est-ce pas compliqué à organiser dans un contexte de restriction budgétaire ?

Oui, c’est compliqué car l’UEFA est très exigeante. Bien sûr, nous sommes très fiers et heureux d’accueillir ce grand évènement, mais il ne faut pas que cela coûte trop cher à la ville. Les Toulousains ne le comprendraient pas. Nous devons organiser une grande fête populaire et familiale, mais aussi profiter des retombées économiques pour la ville estimées à 52 millions d’euros. La prochaine étape sera l’inauguration du Stadium le 16 janvier. En attendant, nous sommes en train d’étudier avec Jean-Luc Moudenc les investissements à réaliser pour qu’ils soient résonnés et raisonnables.

En ce qui concerne le stade Arnauné, avez-vous finalement pris une décision « raisonnable » ?

Nous ne sommes pas des élus butés. Nous avons suivi le rapport défavorable de la commission d’enquête publique, qui relevait un certain nombre de problèmes. Nous allons donc amender le projet de réhabilitation du stade. Mes services travaillent sur des propositions plus mesurées, que nous soumettrons vendredi soir lors d’une réunion avec le comité de quartier et le Toulouse Olympique XIII. L’objectif reste d’augmenter la capacité du stade à environ 4 700 places, contre 9 000 dans notre projet initial. Dans la concertation, chacun doit faire un pas vers l’autre. Ce n’est pas seulement à la mairie ou au TO XIII de faire des efforts.

Vous avez créé cet été le micro-parti ‘‘Celles et ceux’’, dans le cadre de votre mandat de députée. Vous pensez déjà à 2017 ?

2017, j’y pense tous les week-ends dans ma circonscription ! J’ai souhaité faire cette association pour fédérer tous les gens qui me soutiennent, qu’ils soient dans un parti ou pas, avec en ligne de mire, 2017. Pour moi, le mandat de parlementaire se passe autant dans ma circonscription qu’à Paris. Garder ce contact avec le terrain, c’est ma force.

 

 

CV express :

Née le 25 mai 1970

A Albi

Profession : Chargée de communication

Fonctions politiques : Députée de Haute-Garonne, adjointe au maire de Toulouse en charge des sports, présidente par intérim de la fédération LR 31

Aux Républicains (anciennement UMP) depuis 2009

 

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