Lancement d’une liste animaliste à Toulouse

Les animaux pourraient avoir leurs représentants au Capitole. Ce vendredi 10 janvier, le Parti animaliste se lancera officiellement dans la campagne pour les élections municipales à Toulouse. Derrière Quentin Charoy, 35 hommes et 34 femmes s’engageront pour défendre leur cause au sein de la liste ”Toulouse animaliste”.

parti animaliste Toulouse
© Mégane Lebault

Lutter contre la maltraitance animale, favoriser leur intégration dans la cité et promouvoir une ville aussi agréable pour les habitants que pour les animaux. Voilà les grandes lignes du programme que défendra Quentin Charoy, la tête de liste ”Toulouse animaliste” pour les municipales dans la Ville rose. « Face au manque d’implication des élus actuels et à l’absence d’ambition des candidats déclarés sur la question, nous avons décidé de proposer aux Toulousains une alternative politique 100% autonome », annonce le nouveau prétendant. Cette liste transpartisane est constituée de 35 hommes et 34 femmes « de droite, de gauche et même d’anciens abstentionnistes ».

Refusant de concevoir une hiérarchie parmi les espèces et considérant nos amis les bêtes comme des individus à part entière, les militants animalistes souhaitent faire du bien-être de ces derniers une problématique transversale de la politique de la ville. « Les questions liées à la mobilité ou la création de nouvelles infrastructures, par exemple, doivent-être abordées dans une logique qui inclut et respecte la faune », explique Quentin Charoy, qui n’envisage pas de revenir sur la troisième ligne de métro. « Un projet trop engagé pour être remis en cause, mais qui doit être ouvert aux animaux de compagnie ». Celui-ci souhaite également agir sur les services de restauration collective en proposant régulièrement des alternatives végétaliennes et végétariennes.

Face au problème des animaux dits liminaires (ni sauvages ni domestiques), comme les pigeons ou les ragondins, le parti animaliste préconise de sortir de la « logique actuelle d’extermination ». Ses militants envisagent d’augmenter les subventions à destination des refuges et de créer des zones « libres et sécurisées » pour les chats errants dans les parcs et jardins publics. « Co-gérés par les riverains et des associations, ces lieux permettraient de générer du lien social », défend Quentin Charoy qui fait de la violence envers les bêtes un sujet prioritaire. « Nous devons développer une plateforme de signalement de type ”SOS animaux” et, en parallèle, former et sensibiliser les personnels de la police municipale afin qu’ils puissent répondre plus efficacement à ces situations », détaille-t-il. L’objectif affiché : « Voir des animalistes siéger au Capitole. »

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