[Interview XXL] Laurent Méric : « Le lien social est mis à mal à Balma »

xxl LAURENT MERIC DRIl est la nouvelle figure du PS sur Balma, et critique sévèrement le premier bilan de Vincent Terrail-Novès. Il rend également hommage à Alain Fillola. Un nouveau venu déjà riche d’une expérience aux élections législatives, et qui tente également sa chance aux Régionales…

 

Vous êtes le nouveau patron de l’opposition balmanaise. Difficile de passer après Alain Fillola ?

Il a marqué l’histoire de notre commune, et c’est donc avec humilité que je poursuis cette aventure… Je note d’ailleurs avec étonnement le traitement fait sur son retrait de la vie publique dans le dernier bulletin municipal. Un petit encart discret … Comme si tout ce qui avait été réalisé durant des décennies était à bannir. C’est tout simplement un manque de respect, un manque de savoir-vivre politique. Même Jean-Luc Moudenc a rendu hommage à Alain Fillola en séance communautaire. Il suffisait juste de saluer le parcours d’un élu qui a tant fait pour sa commune.

Cela fait donc maintenant plus d’un an que Vincent Terrail-Novès est aux commandes de Balma. Quelle opinion avez-vous sur son mode de gouvernance ?

C’est tout simplement un système autocratique. C’est le maire qui décide de tout ! Et il ne laisse aucune possibilité à l’opposition de s’exprimer ; l’écoute de la contradiction en conseil municipal n’est d’ailleurs pas son truc. Il n’y a qu’à voir les locaux qu’il nous alloué pour exercer notre mandat, c’est honteux. Ce sont des méthodes d’un autre temps. La marque de fabrique du maire c’est le clivage. Il met à mal le dialogue entre les uns et les autres.

Durant la dernière campagne municipale le nouveau maire avait vertement attaqué Alain Fillola sur une urbanisation effrénée de la ville…

Et maintenant les masques tombent. Les faits sont là : nous venons même de voter un PLH* amplifié. M. le maire habille le vote en expliquant que tout est la conséquence de la mandature précédente, mais l’argument est un peu facile. La réalité est qu’il n’a rien renégocié. Nous sommes là face à un vrai mensonge.

 « Carole Delga, une femme politique dévouée »

Balma comme d’autres collectivités fait face à la baisse des dotations de l’état. Vincent Terrail-Novès a d’ailleurs publiquement annoncé que le budget de la commune était serré et qu’il y avait des choix à faire. Quels sont vos désaccords sur le budget ?

Mais sur ce point encore nous prenons le maire en flagrant délit de mensonge. Il y a quelques mois il avait annoncé aux Balmanais un scénario catastrophe … Et aujourd’hui il nous dit qu’il n’augmente pas les impôts locaux. C’est sans doute là la preuve que la ville n’était pas si mal gérée auparavant, non ? Dans le même temps il annonce des coupes franches dans les subventions aux associations qui font le vivre ensemble. Il est donc clair que le lien social est en train de se déliter à Balma. Par ailleurs, s’il n’augmente pas les impôts locaux, il n’a tout de même pas hésité à voter avec Jean-Luc Moudenc une augmentation massive de la fiscalité métropolitaine. Donc les Balmanais passeront de toute façon à la caisse. Nous alertons donc nos concitoyens sur ce qui se passe, c’est notre rôle.

Comment allez-vous désormais structurer l’opposition balmanaise ?

Je souhaite travailler à une gauche fédérée, ouverte notamment aux écologistes et aux membres de la société civile. Mon objecif est de créer une grande alliance qui puisse réunir toute la gauche. L’objectif est de construire une alternative crédible et audible.

On annonce Vincent Terrail-Novès comme tête de liste haut-garonnaise de la droite et du centre aux prochaines Régionales …

Il avait pourtant promis aux Balmanais de se consacrer uniquement à sa ville, et d’être opposé au cumul des mandats. Les promesses sont envolées.

De votre côté vous avez décidé d’être candidat à la candidature pour figurer sur la liste de Carole Delga. Pourquoi ce choix ?

Cette nouvelle région est un challenge intéressant à relever, car un nouvel équilibre entre les territoires est à inventer. La fusion avec Languedoc-Roussillon va permettre d’être l’égal de la Catalogne ou des Länders allemands.  L’avenir appartient désormais clairement aux régions et aux métropoles. Quant à Carole Delga c’est un très bon choix pour la tête de liste. Elle est riche d’une expérience gouvernementale, et a le contact facile avec les citoyens. C’est une femme politique dévouée.

 

*PLH : Plan local de l’habitat

 

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