[Interview politique] Jean-Luc Lagleize : « Nous voulons éviter de rejouer 2012 »

XXL Jean Luc LagleizeBalle au centre. Alors que tous les partis politiques et leurs fédérations locales commencent à préparer les échéances de 2017, le Modem compte bien prendre sa place, notamment lors des prochaines élections législatives. Jean-Luc Lagleize, président du Modem 31 annonce la couleur.

 

Comment votre fédération prépare-t-elle les élections présidentielles de 2017 ?

Le Modem a une attitude claire : soutenir Alain Juppé pour les primaires de la droite. François Bayrou nous a invités à nous inscrire à cette primaire afin de soutenir ce candidat. Nous pensons qu’il est le plus apte à travailler avec nous et à développer un vrai courant centriste. À chaque réunion organisée par le comité de soutien Haute-Garonne, nous invitons nos militants à y participer. Et comme on ne peut pas exister sans idées, nous travaillons également sur le projet que le Modem proposera au candidat de la droite et du centre aux présidentielles. Deux comités de travail ont eu lieu sur des thèmes que l’on souhaite porter lors de cette campagne : le statut de l’élu et l’Europe. Nous reprendrons ces réunions à partir de septembre.

 

Si Alain Juppé n’est pas élu aux primaires, est-ce que la candidature de François Bayrou est confirmée ?

Dans ce cas de figure, François Bayrou sera probablement candidat. Mais nous mettons toutes nos forces pour qu’Alain Juppé remporte la bataille. Le but est d’éviter de rejouer 2012 avec un affrontement Hollande / Sarkozy et Marine Le Pen en arbitre. Ce serait intolérable pour la France.

 

Est-ce que vous comptez présenter des candidats Modem aux législatives ? Les Républicains et l’UDI ont déjà commencé à poser leurs pions. Les places vont être chères en Haute-Garonne…

On prépare des candidatures pour toutes les circonscriptions où les socialistes sont sortants, ce qui nous laisse un champ d’action important (le PS est sortant dans 9 circonscriptions sur 10, NDLR). Nous avons identifié plusieurs personnes qui se présenteront sous la bannière ‘‘majorité présidentielle’’ dans le cas d’une alternance en 2017. Les négociations avec les Républicains et l’UDI se dérouleront au niveau national. Je pense que nous pouvons espérer 3 ou 4 circonscriptions. L’UDI en obtiendra une ou 2, et le reste sera pour Les Républicains. Si la droite ne l’emporte pas en 2017, nous devrons changer de stratégie. Mais nous sommes obligés de commencer à y réfléchir dès maintenant.

 

” Je me porte candidat aux élections législatives sur la 2e circonscription de Haute-Garonne.”

 

Est-ce que ce ratio n’est pas trop élevé pour le Modem par rapport à son poids politique ?

Cela correspond à un tiers des circonscriptions, c’est le poids du centre. Sachant que Les Républicains et l’UDI fonctionnent toujours ensemble pour les législatives.

 

Avez-vous déjà discuté de ce sujet avec les président(e)s des autres fédérations, Laurence Arribagé (LR31) et Pierre Médevielle (UDI 31) ?

Nous n’en avons pas encore parlé. J’avais rencontré le prédécesseur de Pierre Médevielle, donc nous savons quelles sont les personnalités que l’UDI souhaite positionner et ils se trouvent que les candidatures auxquelles nous pensons au Modem ne concernent pas forcément les mêmes circonscriptions. Il faut trouver une formule gagnante et choisir les personnes les plus à même de remporter les circonscriptions. De notre côté, tout n’est pas encore ficelé. Je me porte candidat sur la 2e circonscription, Marthe Marti (adjointe au maire de Toulouse) sur la 4e, et Éric Gauthier (conseiller métropolitain de la Communauté d’agglomération du Murétain) sur la 7e. Pour les autres, nous devons encore trancher en prenant en compte que le non-cumul des mandats s’appliquera en 2017. Il y a certaines personnalités auxquelles nous pensons pour les prochaines municipales, que l’on ne peut pas présenter aux législatives. Nous devons avoir un coup d’avance.

 

À qui pensez-vous ?

Je pense à Sylvie Deguine à Tournefeuille. Elle était candidate aux dernières élections départementales et elle fait aujourd’hui consensus parmi les autres partis du centre et de la droite.

 

Le Modem est implanté dans plusieurs municipalités haut-garonnaises, dont Toulouse. En tant qu’adjoint au maire de Jean-Luc Moudenc, quel bilan dressez-vous de l’influence du Modem dans l’action municipale toulousaine ?

 

On constate que nous sommes plutôt écoutés et que les éléments que nous avons apportés au programme municipal sont mis en place. Les missions qui nous sont confiées sont importantes et intéressantes. D’ailleurs, on vient de m’attribuer une délégation supplémentaire. Je serai chargé dorénavant de tout ce qui concerne le renouvellement urbain et donc des relations avec l’ANRU (Agence nationale de la rénovation urbaine). Cette mission va concerner les quartiers du Grand Mirail, Empalot, et Les Izards notamment. Jusqu’à présent, le renouvellement urbain était uniquement sous la responsabilité du président de la métropole, Jean-Luc Moudenc.

 

 

CV express :

Âge : 58 ans

Profession : Conseiller en gestion de patrimoine

Fonctions politiques : Adjoint au maire de Toulouse, président du Modem 31

Adhérent au Modem depuis sa création en 2007 (et militant centriste depuis les années 80)

 

 

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