Hervé Boco : « La présidentielle se jouera au centre »

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Optimiste. Depuis février dernier, Hervé Boco est la tête du Nouveau centre 31, une des principales composantes de l’UDI. Il revient sur les prochains enjeux de sa famille politique, les élections internes dans le département et la place du centre aux présidentielles, sans oublier de s’inscrire dans une réflexion de long terme basée sur un ancrage territorial fort.

Vous avez affiché votre soutien au sénateur Pierre Médevielle, qui se présente à la présidence de l’UDI 31 aux élections internes du 6 juin prochain. Pourquoi ce choix ?
Pierre Médevielle est une personnalité forte, un leader, qui fait l’unanimité parmi les différentes composantes de l’UDI. Il souhaite développer la fédération sur l’ensemble du département sans une focalisation spécifique à Toulouse. Je partage son projet de redynamiser le parti avec la volonté de renforcer le corpus idéologique et d’augmenter le nombre de militants.

Vous affirmez que cette candidature fait l’unanimité, pourtant certaines voix discordantes se sont déjà fait entendre à l’UDI 31…
Il n’y a pas d’autres candidatures à ce jour et il est peu probable que d’autres personnes d’ici les élections. Le Nouveau centre est la première force militante de l’UDI et nous sommes à fond derrière lui. Pierre Médevielle s’impose comme une évidence.

« Le maire de Toulouse dispose de deux forces militantes : Les Républicains et l’UDI »

La Fédération de Haute-Garonne a un passif difficile, de divisions internes entre les ‘‘moudenco-compatibles’’ et les autres… Comment dépasser cela ?
On a toujours travaillé en union avec Les Républicains, que ce soit pour les élections municipales, régionales, départementales… Malgré quelques difficultés. Tout cela est de l’histoire ancienne. Nous n’avons pas de problème de personne ni de stratégie pour nous unir avec Les Républicains. J’ai personnellement soutenu Jean-Luc Moudenc dans sa campagne municipale en 2014. J’ai même contribué au projet. Aujourd’hui, le maire de Toulouse dispose de deux forces militantes : Les Républicains et l’UDI. La droite seule ne peut pas gouverner. Nous devons maintenant nous renforcer pour être un atout. Pour cela, il faut travailler avec les habitants sur le territoire. L’enjeu est de se baser sur les secteurs où nous sommes implantés pour pouvoir s’étendre par la suite. On constate aujourd’hui que de nombreux élus locaux non encartés sont proches des valeurs de l’UDI. Il faut les encourager à rejoindre notre parti en devenant un mouvement attractif.

Au niveau national, les adhérents ont choisi de ne pas participer à la primaire de la droite. Une bonne stratégie selon vous ?
Nous ne sommes pas d’accord avec Les Républicains, ni sur le programme, ni sur la méthode pour choisir un candidat. Contrairement à ce que l’on peut penser, la présidentielle va se jouer au centre. Les extrêmes, de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, ont cristallisé leur électorat, qui représente environ 40% des intentions de vote. Les autres candidats vont se concentrer sur les 60 % restants dont le centre constitue le noyau dur. On voit aujourd’hui que les sondages sont favorables à des personnalités centristes, comme François Bayrou et Alain Juppé. Le mouvement d’Emmanuel Macron (En Marche) se positionne également dans cette tendance, tout comme celui lancé par Jean-Vincent Placé (Ecolo-UDE).

Pourtant il n’y aura certainement pas de candidats UDI aux présidentielles. D’après vous, est-ce que le parti fait l’impasse sur ces élections pour mieux se concentrer sur les législatives ?
Je ne le dirais pas comme ça. Notre priorité se situe à deux niveaux délaissés par les autres partis : l’Europe et les communes. A court terme, c’est vrai que ce sera compliqué de présenter un candidat aux présidentielles. Pour les législatives qui vont suivre, nous jouerons l’union avec Les Républicains. Mais il faut voir à plus long terme, car l’enjeu est de mailler le territoire pour avoir des appuis locaux solides. Le but n’est pas de faire émerger des députés hors-sol.

Est-ce que vous allez soutenir un candidat à la primaire de la droite ?
On n’y participe pas, donc on va attendre de voir qui sera le vainqueur et quel dialogue on pourra instaurer avec lui. Pour l’instant, rien n’est clair. On ne sait pas comment cette primaire va se dérouler. Les dernières élections internes qui ont opposé François Fillon à Jean-François Copé ont été une condamnation pour l’UMP. Si cela se reproduit, il se pourrait qu’un candidat de substitution UDI émerge. La classe politique est très fragile, le moindre couac rebat les cartes.

CV express

Né le 19 juillet 1974
À Besançon
Profession : Professeur de mathématiques et de finance dans l’enseignement supérieur
Militant UDI depuis 2013
Fonctions politiques : Président du Nouveau centre 31 et vice-président de l’UDI 31 en charge du projet

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