mardi 27 juillet 2021

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PolitiqueGrand débat national : les maires haut-garonnais se tiennent à l’écart

Grand débat national : les maires haut-garonnais se tiennent à l’écart

Si une première réunion du Grand débat national s’est déroulée mardi 29 janvier à Cugnaux à l’initiative du maire Alain Chaléon, les représentants des communes de Haute-Garonne ont majoritairement répondu par la négative à l’appel présidentiel.

André Mandement et Alain Chaléon

Il suffit de se rendre sur le site Internet du Grand débat national pour constater qu’en Haute-Garonne, l’initiative souhaitée par le président de la République connaît des débuts timides. Jusqu’à présent, les rares événements à y avoir été recensés sont une heure de cours consacrée à une discussion avec ses élèves par un professeur du lycée Saint-Sernin, une réunion entre voisins dans un appartement de l’avenue de Lombez à Toulouse ou encore un débat à Pins-Justaret, organisé par le comité local En Marche.

Quatre débats à Cugnaux

Sollicités par Emmanuel Macron, les maires, eux, ne se bousculent pas pour répondre à l’appel. À l’image de l’édile de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui a affirmé vouloir assurer un rôle de facilitateur et non d’organisateur, beaucoup mettent à disposition des salles, des formulaires ou des cahiers de doléances. Mais peu souhaitent directement s’associer au Grand débat national. Le seul représentant d’une commune de l’agglomération à avoir joué le jeu pour l’instant est Alain Chaléon, maire UDI de Cugnaux, qui a ouvert le bal ce mardi 29 janvier.

« Nous sommes les élus de proximité par excellence. Cela m’a paru tout à fait naturel de répondre favorablement au président. Les citoyens étaient demandeurs et il est normal d’être à leur disposition pour faire remonter leurs propositions. De plus, à Cugnaux, nous avons l’habitude de la démocratie participative », assure ce dernier. C’est d’ailleurs Alain Chaléon lui-même qui a animé le premier débat autour de la transition écologique. Trois suivront, afin de couvrir les quatre thèmes définis dans la lettre d’Emmanuel Macron. L’un conduit par une habitante volontaire, les deux autres par des membres de l’organisation du Grand débat national.

Députés et services de l’État renvoyés à leur responsabilité

Autre son de cloche du côté de Muret, où le socialiste André Mandement a clairement opposé une fin de non-recevoir. « Les maires n’ont pas à être culpabilisés de ne pas faire un travail qui revient à l’État et aux parlementaires, responsables de la situation », estime l’édile. Une position partagée par le président de l’association des maires de Haute-Garonne, Jean-Louis Puisségur, qui assure qu’ils ne sont pas hostiles au Grand débat, mais s’étonne que les députés, au titre de leur pouvoir législatif, ne soient pas plus impliqués dans l’initiative.

« Les maires n’ont pas à être culpabilisés »

Justement, Élisabeth Toutut-Picard, députée LREM nommée référente du Grand débat dans le département, fustige, elle, ces comportements qu’elle qualifie d’électoralistes à l’approche des municipales. S’il est encore tôt pour tirer des conclusions sur le dispositif, il a jusqu’ici échoué à réconcilier les élus locaux et l’État.

 

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