mardi 20 octobre 2020
Politique Franck Biasotto veut créer un service civique municipal

Franck Biasotto veut créer un service civique municipal

Comment faire de Toulouse une ville inclusive ? Et maintenir la cohésion sociale ? Pour Franck Biasotto, candidat Toulouse belle et forte aux prochaines municipales, cela passera entre autres par le sport et l’éducation, la jeunesse et le soutien aux personnes en situation de handicap. Sa mesure phare : la création d’un service civique municipal.

Biasotto_Rouillon Valdiguié_Belaubre_Roncato ©Séverine Sarrat-JT
©Séverine Sarrat-JT

Quel est le point commun entre le sport, la jeunesse, l’éducation et le handicap ? « Le lien social », répond Franck Biasotto, candidat aux prochaines municipales à Toulouse. Et celui-ci pourrait être garanti au travers d’un nouvel outil : le service civique municipal. « Nous voulons provoquer la solidarité en récompensant le don envers les autres », explique-t-il. Ainsi, serait mise en place une plateforme sur laquelle pourraient se rencontrer les associations en recherche de bénévoles, et les personnes pouvant donner de leur temps, notamment les étudiants. En échange, ces derniers bénéficieraient de places offertes pour des spectacles ou des compétitions sportives, ou encore du financement de soutien scolaire et du permis de conduire. Un contrat gagnant-gagnant qui permettrait d’inciter les jeunes à s’investir pour la cohésion sociale. Notamment par le biais des associations sportives.

Le sport vecteur de lien social

D’autant que le sport reste un vecteur de lien important pour Toulouse belle et forte qui veut, dans un premier temps, effectuer un diagnostic pour s’assurer de l’implantation cohérente des équipements sportifs dans chaque quartier. En effet, Julien Roumagnac, colistier de Franck Biasotto et ancien joueur de rugby, souligne certains manques : « Pour les combler, nous réhabiliterons la piscine Ancely et en construirons une autre à Borderouge. Nous créerons également un complexe couvert de street sport et mettrons à l’étude une base de vagues géantes pour les surfeurs. » Celui-ci souligne aussi des différences de traitements entre associations sportives : « Elles ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Le dispositif de soutien financier sera remis à plat et les critères d’attribution des subventions seront définis avec elles. »
Plus généralement, Franck Biasotto estime que la Ville rose n’en fait pas assez pour le sport ou, du moins, pour que ce dernier reste à la portée de tous. Outre sa volonté de sanctuariser le budget de 55 à 60 millions d’euros actuellement alloué par la mairie, la tête de liste Toulouse belle et forte souhaite mettre en place des Assises du sport. « Cela permettrait de mener des réflexions globales en concertation avec les associations, et ainsi de développer le sport amateur comme celui de haut niveau », précise-t-il. Ce travail serait ensuite promu par une Agence toulousaine pour le sport (ATS).

Une ville inclusive pour tous

Des associations sportives qui seront d’autant plus soutenues quand elles développent des projets adaptés aux personnes en situation de handicap. Dans cette même logique, les colistiers Toulouse belle et forte souhaitent rendre la culture accessible à ces dernières. C’est pourquoi « nous souhaitons numériser les musées pour qu’ils puissent s’approprier toute la richesse du patrimoine municipal », précise Sylvie Rouillon-Valdiguié. La culture à la portée de tous, mais aussi l’éducation : « Nous ferons en sorte qu’un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) soit présent dans chaque établissement et que les crèches disposent de personnels formés à l’accueil des enfants handicapés », poursuit-elle. Des actions à destination des Toulousains ‘’empêchés’’, et plus particulièrement aux sourds : « Nous aiderons au développement d’initiatives qui leur sont dédiées, nous enverrons un interprète aux réunions de secteurs et initierons l’apprentissage de la langue des signes pour les agents territoriaux », lance Jérôme Sion.
Une inclusion sociale qui passe également par le prisme de l’école, notamment la cantine. À Toulouse belle et forte, on s’inquiète d’ailleurs de l’avenir de la cuisine centrale : « La gérer en régie publique permet à la municipalité d’appliquer des tarifs sociaux, ce que nous ferons bien évidemment, mais cette situation pourrait ne pas durer si elle n’est pas rénovée. Celle-ci pourrait être fermée par les services d’hygiène », précise Elisabeth Belaubre, colistière de Franck Biasotto. Une réhabilitation est donc envisagée, ainsi que la création d’une seconde cuisine centrale. En complément, « des cuisines autonomes seraient intégrées à toutes les nouvelles écoles », annonce-t-elle enfin.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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