Etienne Cardeilhac-Pugens : « Le maire sortant n’est pas si confortable dans son fauteuil »

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Etienne Cardeilhac-Pugens, candidat à la mairie de Léguevin. Crédit : Jerome Sovran

Avec sa liste «Léguevin avec vous», Etienne Cardeilhac-Pugens lance sa campagne sans étiquette pour les élections municipales de Léguevin en mars 2020. L’ex-conseiller municipal a connu une parenthèse toulousaine en 2014 qui l’a mené à être président du Mouvement des jeunes Toulousains. Aujourd’hui, le candidat envisage prendre la place que le maire Stéphane Mirc occupe depuis 2001.

Vous êtes donc candidat à Léguevin…

C’est la ville qui m’a vu grandir, la ville que j’aime et pour laquelle j’ai un profond attachement. J’avais l’intention de vivre et de m’engager pleinement ici. La parenthèse à Toulouse n’a duré qu’un an. Je me suis engagé aux côtés de Christine De Veyrac (candidate aux municipales de Toulouse en 2014, ndlr) alors que j’étais étudiant. À ce moment-là, ma vie était dans la Ville rose et je ne regrette pas mes choix. Aujourd’hui, je souhaite que nos projets soient les réponses aux consultations quotidiennes des habitants. Ils s’articuleront autour de six actes, avec pour objectif dynamiser la vie du centre-ville en préservant le cadre de vie tout en associant les Léguevinois aux décisions. Je serai un maire de la proximité, qui sera véritablement sur le terrain, qui sera à l’écoute de ses concitoyens et qui répond aux préoccupations quotidiennes des Léguevinois. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas.

Quelle est la relation entre la mairie et les Léguevinois selon vous ?

Aujourd’hui, la communication est seulement descendante. Les habitants se sentent éloignés des affaires de la ville. Évidemment, il y a des comités de quartier. Mais au final, ce n’est qu’un élu qui présente son exposé face aux habitants. Ce n’est pas ma vision de la démocratie locale et participative. Ensuite, les concertations n’en sont pas réellement. L’avis est demandé alors que les choses sont déjà décidées. Je souhaite échanger et débattre avec les différents acteurs de la ville. De plus, je veux une totale transparence sur les affaires de la mairie avec une réelle communication entre les habitants et la municipalité.

Comment comptez-vous faire campagne face au maire sortant, présent depuis 2001, si celui-ci se représente ?

Quand le temps est utilisé à durer, nous n’avons plus la même dynamique et le même état d’esprit. Il s’agit d’une routine quotidienne. Je ne suis pas sûr que la présence du maire sortant soit plébiscitée. Aux dernières élections municipales, il a été élu au premier tour avec 51,8%. Il y a donc 48,2% des Léguevinois qui n’ont pas voté pour lui. J’analyse ces résultats et je remarque qu’aujourd’hui il n’est pas si confortable dans son fauteuil.

Et concernant les opposants de Stéphane Mirc en 2014, Robert Couderc et Pascalle Goussé ?

Je ne vois aucun leader de l’opposition. Qu’ont fait ces deux personnes pendant six ans ? J’ai des relations cordiales avec Robert Couderc. Je ne vais pas commenter les critiques que sa liste “Mieux vivre à Léguevin” a formulé il y a quelques semaines sur Facebook, au sujet du nouveau groupe scolaire. Un tel équipement était nécessaire à Léguevin, je regrette qu’on ait attendu tant d’années pour le réaliser. Et je n’ai jamais vu Pascalle Goussé sur le terrain. Elle ne vient même pas aux conseils municipaux. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle s’est investie pour la commune. Mais puisqu’elle a été candidate en 2014, c’est sûrement qu’elle avait quelque chose à dire et à faire pour la commune. Je respecte toutes les personnes qui s’engagent, quelles que soient leurs idées, tant qu’elles sont dans le respect de l’autre.

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