[Dossier] Le hit-parade de l’équipe Moudenc

Sur la une du JT les 10 meilleurs de l’équipe Moudenc … Les autres ont jusqu’à 2020 pour faire leurs preuves

 

Classement. Cela fait un an que Jean-Luc Moudenc est revenu au Capitole. Toute la presse toulousaine a d’ailleurs beaucoup écrit sur ce premier bilan … La rédaction du JT profite de cet anniversaire pour faire un point sur son équipe. Qui sont les maillons forts et les maillons faibles ? Quelles sont les révélations ?

 

Pour établir ce Top ten et analyser le travail des uns et des autres, nous avons contacté des personnalités de la majorité et de l’opposition (proches, élus et collaborateurs), ainsi que nos confrères Stéphane Thépot (Le Point et Le Monde) et Stéphanie Mora (France Bleu.)

Le Podium

N°1 – Sacha Briand (adjoint en charge des finances, vice-président de la métropole) : Il est pour l’unanimité de nos interlocuteurs le pilier du système Moudenc : « Il est le père la rigueur de notre majorité. Il rassure les troupes, notamment en conseil municipal », nous confie un proche de la majorité municipale. « C’est un orateur au talent certain qui répond à tout. Même si je suis en opposition politique avec lui je reconnais que c’est un très bon … Il protège efficacement Moudenc », analyse un élu de l’opposition. « Il est habile, malin, parfois cynique ; il nous fait un bien fou », rajoute un élu de la majorité. Le journaliste Stéphane Thépot voit en Sacha Briand un digne héritier de la droite toulousaine : « Il y a une certaine filiation avec la gestion Baudis et Trautmann (ancien DGS, actuel adjoint, ndlr) … » « Il est le porte-flingue talentueux du maire. La confiance est telle entre les deux hommes, que Sacha Briand est souvent bien au-delà de ses prérogatives », ajoute Stéphanie Mora.

briand
Sacha Briand s’est vite imposé

N°2 – Daniel Rougé (adjoint en charge des politiques de solidarité et des affaires sociales, élu de la métropole) : Ce professeur, doyen de la faculté de médecine de Rangueil « est une personnalité avec une vraie fibre sociale, ce qui est plutôt rare dans cette majorité. Il a une maitrise parfaite de ses dossiers, et avance avec pragmatisme », brosse l’élu de l’opposition interrogé. « C’est vrai que je n’entends que des bons retours le concernant », confirme l’élu de la majorité. « Jean-Luc Moudenc aurait intérêt politiquement à le mettre davantage en avant », ajoute même un collaborateur du Capitole croisé dans les couloirs.

N°3 – Marion Lalane de Laubadère (adjointe en charge des affaires scolaires, conseillère départementale) : Voici une révélation de l’équipe Moudenc. Il y a quelques mois en arrière personne ou presque ne connaissait cette enseignante en Histoire. Elle est aujourd’hui incontournable : « C’est une femme brillante, très à l’aise dans la prise de parole », décortique l’élu de l’opposition interrogé. « Ceux qui avaient suivi de près la campagne de Moudenc ne peuvent pas être surpris de la voir maintenant sur le devant de la scène », commente la personnalité proche de la majorité. L’ascension est même fulgurante puisque depuis elle est l’une des rares de l’équipe Moudenc à avoir remporté son canton (Toulouse 11). Mieux elle est même présidente du groupe d’opposition au département. Stéphanie Mora tempère toutefois un peu : «Elle fait un sans-faute pour le moment. Mais il faudra juger réellement après la prochaine rentrée … Car cela sera sa vraie première rentrée. »

Les bons élèves

N°4 – Annette Laigneau (adjointe en charge de l’urbanisme, vice-présidente de la métropole) : Elle est pour la plupart de nos interlocuteurs un maillon essentiel de la maison Moudenc : « Elle fait un travail peu médiatisé mais de très grande qualité. D’autant qu’à la métropole le dialogue avec l’ensemble des maires est parfois complexe. Elle y parvient avec doigté et talent », nous explique une source proche de la majorité. Souvent présente aux conférences de presse de la mairie, elle intervient régulièrement aux côtés de Jean-Luc Moudenc. Un signe de confiance ? La réponse semble évidente pour l’élu de l’opposition : « C’est une proche depuis toujours du maire. Elle lui ressemble dans le travail. C’est une femme de dossiers. »

N°5 – Jean-Michel Lattes (1er adjoint en charge des déplacements et de la culture occitane, président de Tisséo) : « Dans la première partie de cette année le Capitole a beaucoup parlé sécurité, mais maintenant c’est Lattes qui est sur le devant de la scène. Il fait le job dans un espace contraint », commente Stéphane Thépot. « Il passe bien auprès de tout le monde et c’est un atout. Son rôle, notamment sur le dossier de la troisième ligne de métro, est de jouer la montre pour Moudenc … Et il le fait plutôt bien ! » pour Stéphanie Mora. L’élu de l’opposition tempère : « Il me paraît beaucoup plus technicien que politique, et je pense que cela lui joue des tours à Tisséo … » Il n’en demeure pas moins qu’il reste l’homme de confiance de Jean-Luc Moudenc, et que son rôle politique n’est pas neutre pour Stéphane Thépot : « Il est le vrai centriste de cette équipe. Il la rééquilibre car elle est majoritairement très à droite et plutôt conservatrice. »

N°6 – Romuald Pagnucco (conseiller municipal délégué en charge de la rénovation des bâtiments, maire de quartier et vice-président de la métropole) : « Il est considéré comme un bosseur, mais surtout il n’a pas l’arrogance des autres jeunes de cette équipe … » commente un collaborateur de l’opposition municipale. « Son travail à la métropole (propreté et stratégie de proximité des pôles territoriaux, ndlr) est difficile, et les échos sont positifs », selon Stéphanie Mora. « Il est selon moi la vraie révélation. Il ne se prend pas la tête, reste très abordable et les gens aiment échanger avec lui. Il faudra sans doute le mettre en avant car il pourrait être notre carte humilité », commente une source proche du maire.

N°7 – Marie Déqué (conseillère municipale déléguée aux musiques, élue métropolitaine) : Celle qui était en disgrâce en début de mandat (car considérée plutôt proche de Philippe Douste-Blazy et René Bouscatel) est redevenue celle qui murmure à l’oreille du maire sur les dossiers culturels. Et pour cause car « Francis Grass (adjoint à la culture, ndlr) n’est jamais là. C’est même une erreur de casting », explique un collaborateur de l’opposition. « Au quotidien c’est elle qui éteint les incendies, et dieu sait qu’il y en a beaucoup dans ce secteur. Elle est le lien avec les acteurs culturels », confie un proche de la majorité.

N°8 – Bertrand Serp (conseiller municipal délégué au numérique, vice-président de la métropole) : Lui-aussi est plutôt une bonne surprise : « Il est malin, très politique et sait communiquer. Il fait beaucoup en ayant au final peu de moyens. Et surtout il ne se prend pas pour ce qu’il n’est pas … », analyse un élu de la majorité. « Il a eu l’intelligence dans sa délégation de s’appuyer sur ce qui a été fait sous l’ancienne mandature. Il n’a pas cherché à tout casser », ajoute l’élu de l’opposition.

N°9 – Olivier Arsac  (adjoint en charge de la sécurité) : « Moudenc avait promis plus de sécurité durant la campagne. Avec Olivier Arsac ils sont passés aux actes. Que l’on aime ou pas cette politique on est bien obligé de reconnaître que les dossiers avancent en la matière. Arsac c’est donc la droite du maire … », avance Stéphane Thépot. Stéphanie Mora préfère nuancer : « J’ai l’impression qu’Arsac c’est la vitrine. Tout est fait au cabinet. »

N°10 – Laurence Arribagé (adjointe en charge des sports, députée) : « Elle est indispensable. Pour les Toulousains Moudenc et Arribagé forment un tandem », commente l’élu de la majorité. « Elle n’est pas présente, et certains dossiers sont désormais traités par ses collègues Marie-Hélène Mayeux Bouchard et Samir Hajije. Mais au final ce n’est pas si grave, car les services liés à sa délégation sont parmi les plus performants de la mairie », juge un collaborateur de l’opposition.

 

Les flops de ce début de mandat

Francis Grass (adjoint à la culture) : Peu présent et peu habile dans le dialogue avec les acteurs culturels.

Djillali Lahiani (adjoint à la jeunesse et aux activités socioculturelles) : Il est sous surveillance du cabinet du maire et certains de ses collègues le suspectent même d’avoir usé de son influence dans certains quartiers pour faire campagne contre eux lors des dernières élections départementales.

Frédéric Brasiles (conseiller municipal délégué aux fêtes et manifestations) : Lui aussi est sous surveillance. Son comportement fait débat, y compris au sein de la majorité.

Françoise Roncato (adjointe en charge de l’animal dans la ville, maire de quartier) : « Elle ne peut plus mettre les pieds aux Izards », confie un collaborateur de l’opposition.

 

 

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