mardi 1 décembre 2020
Politique Départementales : Le PS part à la conquête de… la gauche

Départementales : Le PS part à la conquête de… la gauche

Négo. Les tractations vont bon cours à gauche. Le PS 31 s’active pour réaliser le « grand rassemblement » avec ses partenaires… plus ou moins réceptifs.

La liste des binômes socialistes ‘‘candidats à la candidature’’ pour les prochaines départementales est bouclée… Enfin presque. Le 3 décembre prochain, les militants seront appelés à  la ratifier (sachant qu’il y a trois primaires dans le département). Mais rien n’est encore figé car le PS a proposé à ses ‘‘partenaires’’ – comprendre les Verts, les Radicaux de gauche, les Communistes et le Parti de gauche  – de leur laisser 15 places (sur 54). Ce qui signifie que certaines têtes pourraient sauter au PS si les accords se concrétisent… Blagnac, Castanet, Muret, Saint-Gaudens, Toulouse 5 et Toulouse 10 sont notamment  ciblés par le PS pour accueillir d’éventuelles alliances. Cantons où, notons-le, il y a peu de sortants. Mais les discussions sont loin d’être abouties. Si avec le PC et le PRG, les relations sont au beau fixe, le Parti de gauche et EELV seront plus coriaces… « Pour l’instant, nous n’en sommes qu’au stade de la proposition, chaque instance doit décider, mais nous sommes régulièrement en rapport », confie François Carbonnel, secrétaire fédéral au PS 31, qui pour autant  ne se fait « pas trop d’illusions concernant le Parti de gauche ». Restent les Verts à convaincre : « La situation est délicate mais pas balkanisée », estime-t-il.

Délicate ? C’est le moins que l’on puisse dire…« Nous ne sommes pas demandeurs de quoi que ce soit avec le PS », lance Véronique Vinet, secrétaire régionale d’EELV qui participe aux discussions entre les deux partis. Les Verts, qui se positionnent dans la même logique que le Parti de gauche, ne font pas abstraction des tensions nationales dans leur stratégie : « Depuis notre sortie du gouvernement, les choses ont empiré, on se reconnaît de moins en moins dans la politique menée », explique-t-elle. Puis le drame de Sivens a fini d’échauffer les esprits entre les Verts et le PS. « Politiquement, c’est très compliqué », reconnaît Véronique Vinet, « je ne vois pas comment on pourrait former des binômes avec des socialistes ». D’un autre côté, les départementales promettent d’être une épreuve pour la gauche locale… « Dans certains cantons ‘‘à risque’’, qui pourraient basculer à droite voire vers l’extrême droite, nous pourrions décider ne pas présenter de candidats face au PS, les discussions vont surtout se situer là », conclut la secrétaire régionale des Verts.

 

 

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