mercredi 2 décembre 2020
Politique Une journée à Sète

[Coulisses] Une journée à Sète

Parachutage ? Dominique Reynié est sorti vainqueur d’une journée pleine de surprises. Il sera la tête de liste de la droite et du centre aux Régionales.

40 élus de la droite et du centre, venus de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon, s’étaient donné rendez-vous samedi dernier à l’Hôtel de Paris à Sète. Un objectif commun : se mettre d’accord sur « la » personnalité qui affrontera Carole Delga (PS), Louis Aliot (FN) et Gérard Onesta (EELV) en décembre prochain. Parmi ces élus notons l’absence de certains qui avaient donné procuration ; parmi eux, la députée toulousaine Laurence Arribagé et le sénateur-maire de Revel Alain Chatillon. 10 prétendants étaient sur la ligne de départ. Dans tous les pronostics, trois noms semblaient s’être détachés depuis quelques jours : Philippe Bonnecarrère (sénateur UDI du Tarn), Bernard Carayon (maire UMP de Lavaur) et Stephan Rossignol (maire UMP de La Grande Motte.) À 9h30, le défilé des auditions démarre, un « The Voice » en mode politique. Chaque candidat a 15 minutes pour présenter son projet, le tout sans qu’aucune question ne soit posée. « Ces exposés étaient pour certains très riches, et pourraient même être la base du futur projet régional », nous confie l’un des 40 élus auditeurs. Et d’ajouter : « Sans citer de noms, il y en a tout de même certains dont on pouvait se demander ce qu’ils faisaient là … » Les auditions passées, place au déjeuner qui se présente sous la forme d’un buffet. L’ambiance y est plutôt décontractée, avec peu d’apartés propices aux combines de dernière minute … Comme si les jeux étaient déjà faits ; les tractations ayant eu lieu en amont de cette « party » sètoise. Les huîtres sont alléchantes. Cette pause gourmande passée, les élus s’enferment pour procéder au vote. 4 tours de vote sont prévus … Et surprise du chef, c’est le politologue cathodique Dominique Reynié qui vire en tête dès le premier tour, et qui le restera jusqu’au bout. Pourtant, tout s’est noué entre le troisième et le quatrième tour, avec un ultime face-à-face entre Dominique Reynié et Bernard Carayon. « Le maire de Lavaur était alors persuadé d’avoir le soutien des Toulousains », nous rapporte une source bien informée. Dans le même temps les élus UDI se retrouvent et se concertent avec l’espoir de sortir de l’échange avec un mot d’ordre commun. Cette tentative se solde par un échec, et les voix se dispersent donc entre les deux finalistes. En fin d’après-midi, c’est le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui annonce le résultat au collège d’élus : le politologue l’emporte avec 23 voix. La déception est immense pour Bernard Carayon, les retournements de veste et la « realpolitik »ont eu raison de sa candidature. Comment interpréter ce résultat ? En coulisses, le maire de Toulouse et les parlementaires midi-pyrénéens ont sans doute œuvré pour la cause Reynié. Ce qui a été également le cas de Gérard Trémège (maire de Tarbes) ou de François Commeinhes (maire de Sète.)

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