lundi 2 août 2021

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Politique Un PS 31 sans cheveux blancs

[Coulisses] Un PS 31 sans cheveux blancs

Trombi. Après les élections internes, le PS 31 démontre son renouvellement avec un trombinoscope sans rides ni cheveux blancs, qui se débarrasse des erreurs du passé… Décryptage.

 

Les nouvelles têtes du PS 31 ont été dévoilées la semaine dernière par la fédération locale. Un organigramme plus fourni que le précédent car on passe de 16 à 26 personnes, mais surtout plus jeune et renouvelé. Sur le papier, la constitution de l’équipe a été plutôt bien pensée pour respecter à la fois les différents courants du PS, la parité femme/homme, et représenter l’ensemble du territoire haut-garonnais. « On remarque tout de même que la clique à Pierre Cohen a disparu », raille un proche de la fédération. Sur le groupe socialiste d’opposition à la mairie de Toulouse, une seule personne se retrouve au secrétariat fédéral : Romain Cujives, au poste stratégique de l’accueil des nouveaux militants. « C’est le seul de l’opposition à représenter vraiment un renouvellement, les autres ont donné. François Briançon par exemple, a déjà été premier secrétaire fédéral délégué », défend une source interne du PS 31. Vu de l’extérieur, « cela donne l’impression qu’on tourne la page des municipales. Cet organigramme préfigure surtout 2020 : le groupe d’opposition ne sera pas moteur de la reconquête mais un satellite du PS 31 qui devra négocier avec l’appareil », analyse un observateur averti.

Tissot au placard ?

Nicolas Tissot, candidat adversaire à Sébastien Vincini aux élections internes, se retrouve aujourd’hui à organiser la Fête de la rose. Une mise au placard ? Il est certainement le « grand perdant » (dixit notre observateur proche du PS 31) de cet organigramme. « Il a été face à Sébastien Vincini, on n’allait pas lui offrir une fonction de premier plan sur un plateau », reconnaît-on dans les couloirs de la fédération. « De là à parler d’une mise au placard, c’est un peu fort, la Fête de la rose n’existe pas à Toulouse, elle est donc à inventer, et puis il ne faut pas l’envisager seulement comme une fête mais comme l’occasion de fédérer les autres partis de la gauche », argumente un cadre de la nouvelle organisation. Il faut dire que l’organisation de cet événement en Haute-Garonne était l’une des idées phares du programme de Nicolas Tissot afin de remobiliser les militants un peu désorientés… Voilà comment une proposition pleine de bonne volonté peut se retourner contre celui qui l’a formulée ! Bref, reconnaissons au moins que l’enjeu de fédérer l’ensemble de la gauche est de taille. Mais il ne suffira pas d’une Fête de la rose pour y parvenir, car les rouges et les verts ne vont pas se laisser amadouer par des cotillons. Ils méritent au moins « un comité permanent aux relations avec les partenaires politiques ». Voilà un comité qui ne va pas chômer… Notamment avec la guerre larvée qui s’amorce avec le PRG. « Les sénatoriales vont être l’occasion de remettre à plat nos relations, estime notre source au PS 31, on les a toujours considérés comme des partenaires privilégiés et si on regarde en Haute-Garonne, il n’y a finalement qu’un sénateur socialiste, car on a laissé la deuxième place de la liste à un PRG (Françoise Laborde, ndlr)… Ça fait grincer au PS, surtout quand on sait que les verts pèsent plus que les radicaux. » Visiblement, ça grince de tous les côtés… Un peu d’huile ne ferait pas de mal. Pour l’instant, elle est sur le feu.

 

Travail : Comment mettre le sexisme au placard ?

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