jeudi 29 juillet 2021

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Vincent de Gaulejac : Plus on gagne du temps moins on en a…

@la recherche du temps qui vient de paraître aux éditions érès sous la direction de Nicole Aubert analyse pourquoi l’avènement des nouvelles technologies de communication et le triomphe du capitalisme financier ont engendré une urgence qui envahit le domaine économique et par voie de conséquences nos vies professionnelles et personnelles.

Un ouvrage dans lequel le sociologue Vincent de Gaulejac consacre un chapitre sur le rapport au temps dans la société paradoxante. Il explique au micro de Jean-François Bataille comment, si l’on prend l’exemple des nouvelles technologies qui permettent une accélération de la communication, ce processus acharné d’accélération conduit à un paradoxe, plus on gagne de temps moins on en a…

Une société où il convient de remplir tous les moments, creux, vides par une hyperactivité permanente. Un nouveau monde où les nouvelles technologies de communication ont modifié notre espace-temps en supprimant les frontières entre professionnel et privé, où le sommeil est une perte de temps qui nuit à la performance et l’idée même de ne rien faire une préoccupation d’un autre temps.

La question est désormais posée. Est-ce que l’on se dirige vers une société où l’hyperactivité et l’amélioration des performances pourrait devenir la finalité quasi exclusive de l’existence, un monde où la perte de temps serait inconcevable et où nos concitoyens ne rechercheraient pas une vie bonne mais une vie pleine ?

“Le sommeil est une perte de temps qui nuit à la performance. Cette idée qu’il faut réduire les poches de non productivité, le sommeil est une poche de non productivité. Un chercheur américain a montré qu’avec les nouvelles technologies et les écrans de toutes sortes les américains dorment en moyenne entre 1h30 et 2h de moins qu’il y’a 60 ans. C’est inquiétant car les gens pour lutter contre l’épuisement professionnel et le stress que cela produit dorment peu c’est à ce moment là que les gens tombent malade. Il faut aller à l’encontre de cette idéologie productiviste et célébrer le fait de ne rien faire, de s’accorder des temps de contemplation dont les humains ont absolument besoin, pas seulement en vacances pour récupérer mais aussi dans la quotidienneté pour prendre le temps de vivre et pas seulement de travailler et de produire.”

 

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