[DOSSIER] L’ inventaire participatif au profit de la biodiversité

Observation des papillons, des plantes ou des insectes, de plus en plus de projets misent sur la participation des citoyens pour préserver la biodiversité en ville. Exemple dans l’agglomération toulousaine avec le groupe Biodiv Balma qui permet à chacun de déposer ses contributions sur une plateforme en ligne.

Libellule
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Cela fait dix ans que les habitants de Balma ont la possibilité de participer à un inventaire citoyen de la biodiversité de leur commune. Grâce à l’Association de protection du cadre de vie et de l’environnement balmanais, qui a mis en place en 2008 une plateforme dédiée (biodiv.balma.free.fr), ils peuvent déposer leurs observations de la faune et de la flore locale le plus simplement du monde, directement depuis leur téléphone ou via leur ordinateur.

« Ce n’est pas seulement un outil pour les botanistes et autres spécialistes, nous l’avons pensé pour que les curieux, promeneurs, passionnés de photos, familles et enfants puissent se l’approprier », explique Anne Damon, vice-présidente de l’association. Depuis sa création, près de 4 000 contributions, automatiquement géolocalisées ont ainsi été déposées, permettant l’identification de 780 espèces : insectes, plantes, mammifères…

« La biodiversité a toute sa place dans le milieu urbain »

En 2016, une douzaine de variétés d’orchidées différentes, dont certaines très rares, ont été recensées à Balma. « L’inventaire participatif a bien sûr un aspect pédagogique : tout le monde peut réaliser qu’il y a autour d’eux, et parfois chez eux, des choses exceptionnelles. Mais le but est aussi de connaître le terrain pour mettre en place des actions de préservation », précise Anne Damon. Ainsi, l’association effectue en parallèle ses propres observations, notamment au travers de pièges photographiques permettant de détecter la présence de blaireaux, de fouines ou de renards.

À partir de l’analyse de l’ensemble des données récoltées, elle intervient régulièrement auprès de la mairie pour protéger des espaces qui pourraient être urbanisés. Et dialogue actuellement avec le Département pour la classification de trois zones naturelless sensibles. « C’est difficile à imaginer mais Balma est une commune très fréquentée par les chevreuils ou les sangliers. Notre rôle est de faire en sorte que ces espèces puissent continuer à vivre, même à deux pas du centre-ville. La biodiversité a toute sa place dans le milieu urbain », conclut Anne Damon.

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