Stéphane Baumont
Stéphane
Baumont
Le Politique Show

Paris, un sommet pour l’humanité

Quand une actualité tragique laisse soudainement la place à une autre actualité qui pourrait être pathétique, on passe d’un climat émotionnel et compassionnel fort à un climat politico-scientifique portant justement sur le sauvetage de la planète avec cette fameuse “COP21″ qui doit conduire à écrire le prochain chapitre de l’histoire écologique de notre planète. Des histoires individuelles rentrant dans l’Histoire du monde comme dans celle de France avec, en plus, des régionales à propos desquelles chacun se demande si le vote est la bonne réponse au terrorisme et si l’enjeu est suffisant pour empêcher l’abstention. Mais il y a pour les États-nations de la planète comme pour les citoyens français, le besoin d’une reconstruction : celle de l’après 13 novembre où selon Christophe Barbier « il faut ne pas penser sans cesse au risque terroriste, refuser la pente paranoïaque » ; celle de la COP21 où la Communauté internationale devra s’entendre sur l’ambition des réductions d’émissions et les leviers économiques à actionner pour y arriver.

«La première des étapes vers une gouvernance mondiale »

Pour Laurent Fabius, président de la Conférence climat, « si nous n’y arrivons pas, ce sera très grave » ; pour Nicolas Hulot, « Paris n’est pas un sommet pour la planète, mais pour l’humanité », ajoutant : « L’humanité est en état d’urgence et à un cheveu du point de rupture » ; enfin pour François Hollande, « la COP doit servir à son objet et ne pas être transformée en journée de lutte contre le terrorisme ». Chaque délégation aura néanmoins conscience que la tenue même de la COP21 est une des réponses à la géopolitique du terrorisme qui veut organiser la terreur sur ce territoire universel qu’est l’espace médiatique. Territoires réels pour la COP21. Chacun commence ainsi à prendre conscience qu’il faut aller au-delà de l’écologie politicienne pour tenter à la fois le fameux “vivre-ensemble” sociétal, mais aussi un contrat social équivalent pour une planète au développement pas “si durable” que cela. Faire face au terrorisme de guerre, faire face aux terreurs nées d’événements climatiques extrêmes, n’est-ce pas mieux illustrer le fameux mot de Malraux sur ce XXIe siècle qui sera « religieux ou ne sera pas »! Ainsi, Paris est désormais le cœur d’un espoir immense qui doit permettre de parier sur la capacité d’adaptation des sociétés en faisant du développement durable la faculté à produire de l’innovation sociale et culturelle. Paris peut aussi être, sous l’égide des Nations-Unies, la première des étapes vers une gouvernance mondiale contre le terrorisme politique, contre les terreurs climatiques.

 

 


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