Philippe David
Philippe
David
L'esprit libre

Bon courage Monsieur Novès…

Entre 15 000 et 18 000 personnes place du Capitole prêtes à vibrer devant l’écran géant installé pour l’occasion alors que la première place du groupe allait se jouer entre la France et l’Irlande. Une foule colorée de bleu-blanc-rouge avec au milieu quelques drapeaux vert-blanc-orange dans une ambiance bon enfant, comme toujours lors des duels rugbystiques. Une première mi-temps clopin-clopant terminée avec trois points de retard pour les bleus dans un duel de buteurs. Une deuxième mi-temps qui s’annonçait bien avec les blessures de plusieurs cadres irlandais dont Sexton et O’Connell et qui pourtant se transforme en cauchemar avec deux essais à rien pour les Verts et une équipe de France autant incapable de se créer la moindre occasion d’essai en seconde période qu’en première. Une défaite méritée 24 à 9 et un quart de finale contre les All Blacks qui s’annonce cataclysmique si la France maintient son niveau de jeu… depuis quatre ans !

Quatre ans et une finale perdue contre les mêmes All Blacks à l’extérieur dans un monument d’arbitrage à la maison, « une sodomie arbitrale » comme dirait Mourad Boudjellal, prouvant que le proverbe « jamais deux sans trois », comme les trois finales de coupe du monde perdues par les Bleus, n’est pas qu’un proverbe malheureusement.

Quatre ans et la fin de l’ère Lièvremont qui durant ses quatre ans à la tête de l’équipe de France aura été le sélectionneur le plus « taillé » par les médias nonobstant un grand chelem et une finale de coupe du monde qui, avec un arbitrage digne de ce nom, aurait été une victoire en coupe du monde.

Quatre ans et bientôt la fin de l’ère Saint André qui, bien que nettement plus épargné par les médias que son prédécesseur, termine son mandat avec aucune victoire en Tournoi des Six nations et une litanie de déculottées tant en matchs officiels qu’en test matchs. Quatre années durant lesquelles la France n’a pas gagné une seule fois contre l’Irlande, pays de rugby certes, mais pays peuplé de seulement quatre millions et demi d’habitants, c’est à dire l’équivalent d’une seule « grande région »…

Quatre ans de néant rugbystique durant lesquels on a perdu l’équipe de France qui avait du panache, du beau jeu et qui, cerise sur le gâteau, gagnait très souvent le tournoi des six nations.

 

Cela fait maintenant quatre ans que l’équipe de France est morte. Quoi de mieux pour les funérailles que de jouer les All Blacks qui jouent en noir pour porter le deuil de leurs adversaires…

 

 

Phrase exergue : « Cela fait maintenant quatre ans que l’équipe de France est morte. »

 


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