“100 jours pour que la France réussisse”

L’élection présidentielle n’est pas condamnée à être une occasion manquée. Face au populisme qu’on nous prédit, le livre “100 jours pour que la France réussisse” de Jacques Attali, propose 20 chantiers à ouvrir avec des priorités et des dizaines de mesures.

Après le temps des Chirac, Sarkozy, Hollande, marqué par les promesses successives de baisse d’impôts et de protection d’intérêts catégoriels, voilà venu le temps d’une tentative d’instaurer un nouveau paysage politique naissant d’un fait simple, comme le souligne Jacques Attali « l’alternance de l’échec entre la gauche et la droite a fini par sculpter un nouveau paysage politique. Le prochain président devra penser au long terme sans se préoccuper de sa popularité et encore moins d’une éventuelle réélection ». Déjà en ces temps préélectoraux, où chacun est rentré dans le vif du sujet, d’autant plus que c’est en 2017 et non en 2022 que se juge le destin du pays, d’autant plus que le classicisme gauche-droite du débat politique semble désormais avoir fait long feu !

 « Nous courons à la catastrophe qui est un mode d’évolution normale »

Dans ce livre programme, Jacques Attali et les siens, esquissent un portrait-robot de l’introuvable 8e président de la Ve République : « Ce président devra être une femme ou un homme de caractère, de vision et de s compétences techniques ayant exercé d’autres métiers que la politique. Il devra être habité par une vision à long terme des intérêts du pays et croire à la possibilité comme à la nécessité de le réformer ». Et d’ajouter que les cinq années du prochain quinquennat dépendent des fameux “cent-jours”. C’est oublier qu’après les “cent jours”, le retour de l’île d’Elbe, il peut y avoir Waterloo. C’est oublier que le ou la politique ne choisit jamais la situation du “pays des merveilles”, mais est immédiatement confronté à la fameuse “realpolitik” et à cette irrationalité qui impose ses limites et ses contraintes au point de préférer à une démocratie délibérative et à une monarchie républicaine fatiguée, une VIe République où la Constitution soit existentielle, c’est-à-dire qu’elle s’attache à l’existence individuelle plus qu’à l’utopie de l’universalisme.

Acculé par les sondages, semblant condamné pour l’avenir, accusé de tous les maux ou presque, échouant sur tous les chemins de la politique, F. Hollande est persuadé « qu’à un moment il y a toujours de la lumière et qu’il aperçoit un petit phare » même si le psychiatre Boris Cyrulnik affirme qu’il est « optimiste parce que nous courons à la catastrophe qui est un mode d’évolution normale ». F. Hollande partagerait-il la même conception de l’optimisme ?

 

 

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