mercredi 2 décembre 2020
Tarn-et-Garonne Actualités L'ouverture des commerces à Montauban refusée par la préfecture

L’ouverture des commerces à Montauban refusée par la préfecture

Au lendemain de l’annonce du reconfinement, la maire de Montauban, Brigitte Barèges a signé un arrêté permettant aux commerces non-alimentaires et non-essentiels d’ouvrir durant le confinement. “Un acte illégal et non-applicable” selon la préfecture du Tarn-et-Garonne.

Le vendredi 30 octobre dernier, Brigitte Barèges, maire de Montauban, signait un arrêté municipal visant à autoriser les commerces non-essentiels à rester ouverts durant le confinement. « Les décisions de fermeture du plus grand nombre d’entre eux me révoltent. Il est anormal de pouvoir continuer à acheter par exemple des vêtements sur des sites marchands ou en grande surface, et ne plus pouvoir se rendre chez nos commerçants de proximité », fustige-t-elle.

C’est pour « combler la faille de l’arrêté ministériel qui laisse le champ libre à la grande distribution et aux géants de la vente en ligne » que Brigitte Barèges a décidé de prendre cette décision. Ainsi, « les magasins non-alimentaires pourront reprendre leur activité jusqu’à ce que l’égalité de traitement soit rétablie », poursuit-elle.

La préfecture recadre Brigitte Barèges

Un affront qui n’est pas du tout du goût du préfet du Tarn-et-Garonne. « Dans un contexte qui devrait nous conduire à l’unité pour lutter contre la propagation du virus, je regrette que madame le maire de Montauban ait signé un arrêté illégal autorisant le maintien de l’ouverture des commerces non alimentaires de Montauban. Cet arrêté municipal contraire à un acte réglementaire du gouvernement ne peut pas, en droit, alléger ces mesures. Il n’est pas applicable et les commerces qui souhaiteraient l’appliquer se verraient sanctionnés d’une amende voire de poursuites pénales », précise le préfet Pierre Besnard.
Ce dernier demande donc à chacun de respecter le droit et les préconisations du décret. Des contrôles seront effectués pour vérifier la mise en place des mesures. Dans un même temps, il demande à Brigitte Barèges le retrait immédiat de cet arrêté sous peine d’un référé devant la juridiction administrative.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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