lundi 29 novembre 2021

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Montauban. Le proviseur du lycée Bourdelle mis à pied pour comportement déplacé

À peine cinq semaines après sa prise de fonction, le proviseur du lycée Antoine-Bourdelle (Montauban) a été mis à pied, avec effet immédiat, pour des soupçons de « comportement et de propos inadaptés » envers les membres féminins de l’équipe de direction.

Le proviseur du lycée Bourdelle de Montauban suspendu pour des soupçons de comportement déplacé.
Le proviseur du lycée Bourdelle de Montauban suspendu pour des soupçons de comportement déplacé. ©GoogleMap

Suffisamment rare pour être précisé, le nouveau proviseur du lycée Antoine-Bourdelle à Montauban vient d’être mis à pied, à titre conservatoire, par le ministère de l’Éducation nationale. Une sanction, à effet immédiat, qui lui a été notifiée ce lundi 11 octobre, lors d’une convocation au rectorat, comme le révèle La Dépêche du Midi. « Un comportement et des propos inadaptés » envers les membres de l’équipe féminine de la direction seraient à l’origine de cette suspension, selon la Direction académique des services de l’Éducation nationale, qui le précise dans les colonnes du quotidien régional.
Pour l’heure, aucune plainte n’a été déposée, mais une enquête interne administrative a été lancée et un signalement a été fait auprès du parquet de Montauban au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Ce dernier intimant à toute autorité ou fonctionnaire d’informer sans délai le procureur lorsqu’il est avisé d’un délit ou d’un crime. Toutefois, sans la manifestation de potentielles victimes auprès de la justice, le procureur n’a, à ce jour, pas lancé de poursuite.
Le proviseur a, quant à lui, été remplacé temporairement par l’ancien adjoint au lycée Bourdelle et actuel chef d’établissement du lycée Norman-Foster, à Beaumont-de-Lomagne. Un intérim plutôt lourd à gérer, en période de crise, dans le plus grand lycée de l’académie de Toulouse, qui compte 3 000 élèves. Ces derniers s’interrogent d’ailleurs sur les circonstances de la mise à pied de leur proviseur. Tout comme les enseignants, ils n’étaient pas informés des motivations d’une telle sanction. Un manque de communication de la part du rectorat que déplorent instances paritaires et le personnel enseignant.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.
 

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