Dans l’affaire des affiches antivax à Toulouse, le Tribunal administratif a rejeté les requêtes en référé déposées par Réinfo Liberté et l’UNACS.

affiche antivax toulouse
Dans l’affaire des affiches antivax à Toulouse, le Tribunal administratif a rejeté les requêtes en référé déposées par Réinfo Liberté et l’UNACS. © Fernando Zhiminaicela / pixabay

C’est une nouvelle étape dans l’affaire des affiches antivax sur des panneaux publicitaires à Toulouse. « Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté les requêtes en référé déposées par Réinfo Liberté et l’UNACS demandant la suspension de l’arrêté préfectoral du 26 août 2022 portant interdiction de la campagne d’affichage contre la vaccination contre la Covid-19 », fait savoir la préfecture de la Haute-Garonne sur ses réseaux sociaux lundi 5 septembre en fin de journée.

« L’exécution de l’arrêté, dont la motivation repose sur l’intérêt général qui s’attache à la préservation de la santé publique et à la lutte contre la propagation de fausses nouvelles, ne porte en elle pas d’atteinte grave et immédiate à un intérêt public ou ceux de l’association », précise la préfecture.

Le préfet interdit les affiches antivax à Toulouse

En effet, samedi 27 août, le préfet de la Haute-Garonne Étienne Guyot a pris un arrêté d’interdiction de la campagne d’affichage. La décision a été prise « après avoir signalé au procureur du tribunal judiciaire de Toulouse la campagne d’affichage en cours en Haute-Garonne qui comporte de fausses informations sur la vaccination contre la Covid-19, et après avoir mené une procédure contradictoire ».

Les affiches antivax étaient présentes sur des panneaux publicitaires de Toulouse depuis le lundi 15 août. Elles faisaient référence à des « vaccins expérimentaux » et jouaient sur la peur en évoquant des risques pour les enfants. « Un accident cardiovasculaire pour 100 injections : la santé de nos enfants vaut mieux que des vaccins expérimentaux », indiquait un panneau. « Vaccination Covid : 1 effet secondaire grave sur 100, et si c’était votre enfant ? », interrogeait un autre.