Mercredi 28 septembre 2022, à partir de 9h30, une opération escargot va perturber le trafic dans les villes de Toulouse et Montpellier. Ce sont les employeurs et les fédérations du secteur social, médico-social et sanitaire, qui défileront devant les institutions afin d’obtenir la revalorisation des rémunérations promise par le gouvernement.

Le secteur médico-social lance une opération escargot à Toulouse
Après les personnels, ce sont les employeurs et les fédérations du secteur médico-social, social et sanitaire qui se mobilisent. Crédit photo : © Séverine Sarrat / JT (archives, 2021).

Les soignants avaient battu le pavé pour obtenir le Ségur de la santé. Les personnels sociaux et médico-sociaux, « oubliés » du Ségur, leur avaient emboîté le pas. C’est désormais au tour des employeurs et des fédérations de ces secteurs de se mobiliser.

Ce mercredi 28 septembre 2022, à partir de 9h30, un cortège de véhicules mènera une opération escargot dans les métropoles de Toulouse et Montpellier. L’itinéraire prévu passe devant l’Agence Régionale de Santé, la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS), la Préfecture de région et le Conseil Départemental de la Haute-Garonne.

Les revendications de l’opération escargot

« Suite à la crise Covid et aux difficultés de recrutement dans les métiers du social et de la santé, le gouvernement s’était engagé à une revalorisation des rémunérations des professionnels. Aujourd’hui, les employeurs sont confrontés à une double difficulté. Le gouvernement exclut certains des professionnels des revalorisations salariales, et le financement des mesures est insuffisant par les Agences Régionales de Santé, incertain par l’Etat et non garanti par les Conseils Départementaux. » écrivent les manifestants dans un communiqué.

Pour eux, cette opération escargot, à Toulouse comme à Montpellier, vise à interpeller les pouvoirs publics sur des situations de sous-effectif qui pourraient mettre en danger l’accompagnement des personnes soignées. Employeurs et fédérations demandent donc « la mise en application des promesses gouvernementales à ce jour non tenues, et alertent sur les conséquences graves que cela peut entrainer sur les personnes accompagnées si la situation perdure ».