samedi 27 novembre 2021

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Incendie d’Aubert et Duval à Pamiers : les fruits et légumes à proximité sont à nouveau consommables

Suite aux résultats des dernières analyses, la préfecture de l’Ariège annonce que les restrictions de consommation de fruits et légumes des jardins situés à proximité de l’entreprise Aubert et Duval à Pamiers sont levées.

incendie Aubert & Duval à Pamiers
Deux mois après l’incendie, la préfecture de l’Ariège autorise de nouveau les habitants à consommer les fruits et légumes situés à proximité de l’entreprise Aubert et Duval de Pamiers ©BastienM / CC BY-SA 3.0

Deux mois après l’incendie qui s’est déclaré à l’usine Aubert et Duval de Pamiers, la préfecture de l’Ariège annonce que « les recommandations de l’Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie relatives à la non-consommation des fruits et légumes cultivés dans les jardins à proximité de l’entreprise sont levées ».

En effet, l’expert en ingénierie environnementale Ramboll France vient de donner ses premiers résultats d’analyses concernant les prélèvements réalisés à proximité de l’entreprise. L’objectif de ces études était d’estimer l’impact de l’incendie sur la qualité des sols et d’en mesurer les conséquences sanitaires sur les denrées alimentaires (légumes, fruits, et œufs de volaille).

Il s’avère que les niveaux de risques sont peu élevés. « À titre d’exemple, l’impact sanitaire du nickel sur les enfants a été évalué à moins de 0,05 % du seuil d’alerte », détaille la préfecture de l’Ariège. Des prélèvements complémentaires seront réalisés sur les végétaux dans les prochaines semaines.

Plusieurs analyses réalisées

Dès le jour de l’accident, vendredi 10 septembre dernier, plusieurs prélèvements avaient été réalisés afin de mesurer les conséquences de l’incendie sur la qualité de l’air, de l’eau et des sols à proximité de l’usine. En effet, l’activité de cette dernière consiste à transformer des aciers spéciaux et à réaliser des alliages d’aluminium ou de titane. Elle laissait donc craindre de possibles pollutions environnementales et des risques pour la santé humaine.

Or, les études ont montré que la faible présence d’acides nitriques (inférieure à 0,02 mg/m³, soit égal à celui d’un incendie ordinaire) dans l’air s’était dissipée dès le lendemain. Pour ce qui est des rivières, seule une légère baisse de pH a été relevée dans le cours d’eau situé à proximité du site. « Le fort débit de l’Ariège a permis une rapide dilution et le pH, mesuré 50 mètres en aval, était neutre », terminent les services de l’État.

 

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