Latest imported feed items on Le Journal Toulousain, journal de solutions et JAL <![CDATA[Nadia Pellefigue : « Cette semaine est cruciale »]]> 2020-03-09T14:14:07Z À la tête de la liste Une (PS-PC-PRG), Nadia Pellefigue met toutes ses forces dans la dernière ligne droite des municipales. Il lui reste une semaine pour faire mentir les sondages.

Nadia-Pellefigue
© Philippe Salvador – Le Journal Toulousain (archives)

« Gagner, c’est possible », veut croire la candidate de la liste Une (PS-PC-PRG). Vu la troisième place sur le podium du premier tour que lui prédit le dernier sondage, Ifop/Fiducial, Nadia Pellefigue aborde la fin de la campagne municipale avec l’impérieuse nécessité de convaincre les Toulousains : « Il peut encore se passer beaucoup de choses », assure-telle. Porte-à-porte, distribution de tracts dans les boîtes aux lettres, aux ronds-points et aux sorties de métro, « balades urbaines » à la rencontre des habitants, le mouvement jette toutes ses forces dans la bataille. « Cette semaine est cruciale dans la détermination du choix des électeurs », rappelle-t-elle, en s’appuyant sur une étude d’opinion d’Odoxa publié par le Figaro le 26 février qui indiquait que plus de 4 Français sur 10 étaient toujours indécis, à 17 jours du scrutin.

Un meeting virtuel

Nadia Pellefigue courra cette dernière ligne droite avec un handicap par rapport à ses adversaires : elle ne tiendra pas de rencontre publique. Dès vendredi soir, elle annonçait sa décision d’annuler celui initialement prévu ce mardi 10 mars à la Salle Jean-Mermoz, afin de limiter la propagation du coronavirus. « Pourtant, j’adore ces moments de communion militante et je gagne généralement des points dans l’exercice oratoire. Cela a été un choix difficile à faire ». Certains le critiquent, un membre d’Archipel Citoyen évoquant ce week-end « un suicide politique »…  « Je ne suis pas dans cette sorte de petits calculs. Je ne m’amuse pas. Diriger la quatrième ville de France, cela appelle à prendre ses responsabilités ». C’est un meeting à huis clos qu’elle donnera donc, ce mardi 10 mars, à 20 h 30, sur les grandes plateformes en lignes (Facebook, Twitter, Periscope, YouTube, etc.), « d’un genre totalement nouveau, directement chez les Toulousains ».
En revanche, il n’est pas question pour la candidate de demander le report du scrutin. « Au grand jamais, cela ne ferait qu’amplifier les craintes ». Un sondage Ifop publié par 20 minutes, ce lundi 9 mars, indique que 28 % des Français envisagent de ne pas aller voter à cause du coronavirus.

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<![CDATA[Pour Pierre Cohen, « Jean-Luc Moudenc est un menteur »]]> 2020-03-06T17:23:30Z C’est au tour de Pierre Cohen de mettre le maire sortant sur le grill et de s’attaquer à son bilan. Dans son collimateur, les promesses non tenues et l’affaiblissement du service public.

Parce que « c’est l’avenir de Toulouse qui se joue dans ces élections municipales », Pierre Cohen a abordé quelques « sujets qui fâchent ». Sa rivalité avec l’actuel maire de la Ville rose corsant ses propos : « Jean-Luc Moudenc est un menteur. Avec lui, les Toulousains sont en danger. » La tête de la liste Pour la cohésion passe en revue les promesses non tenues de 2014 à 2020. Il évoque l’augmentation des impôts de 15 %, la fin de la gratuité des transports pour les seniors, le projet de troisième ligne de métro « qui n’a pas avancé et ne verra pas le jour avant 2028 ».

Un manque de vision

Viennent ensuite sur la table quelques rancœurs. Comme les programmes déjà lancés qu’a repris Jean-Luc Moudenc à son arrivée au Capitole, il y a six ans : « Qu’il se les soit appropriés est de bonne guerre, mais qu’il les ait dénaturés est inacceptable », enrage Isabelle Hardy, colistière et ancienne adjointe au commerce de Pierre Cohen, qui regrette « le manque de vision du maire sortant ». Elle cite notamment l’installation de la compagnie La machine, « qui a suscité un énorme engouement, mais dont il n’est rien fait pour créer du lien dans les quartiers ou dynamiser les autres talents ». Ou le Quai des savoirs, « une jolie boîte, dont il y avait la possibilité de faire le totem européen de la culture scientifique ».

L’affaiblissement des services publics

L’ancien maire socialiste conclut par ce qui semble animer son combat contre son successeur : « Jean-Luc Moudenc est le meilleur élève de Macron. Il décline, dans nos territoires, son idéologie libérale, notamment par la diminution de la dépense publique. » Pierre Cohen parle ainsi « d’une ville livrée aux promoteurs », et de « la vente à la découpe du patrimoine municipal ». Il dénonce la privatisation de l’eau, de l’énergie et des parkings, la baisse des subventions aux associations et l’affaiblissement des services publics, « en faisant systématiquement payer plus pour offrir moins ».

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<![CDATA[Pour Jean-Luc Moudenc, l’heure est à la maîtrise de l’urbanisation]]> 2020-03-05T07:04:00Z Dans le cadre de sa campagne municipale, Jean-Luc Moudenc s’est lancé dans un tour des quartiers de Toulouse. Ce mercredi 4 mars, il s’est rendu dans celui de Lalande pour y parler urbanisation.

Jean-Luc Moudenc
©Paul Périé

Accompagné d’Olivier Arsac, maire de quartier des Sept-Deniers, de Ginestous et de Lalande et 27e sur la liste Aimer Toulouse, Jean-Luc Moudenc est allé à la rencontre des riverains des quartiers Nord. L’édile sortant est venu leur assurer qu’ils n’étaient, « en aucun cas, des Toulousains de seconde zone. » Pour cela, le candidat à sa succession au Capitole annonce des innovations en matière d’urbanisme.
Comme il le concède, « l’excès de constructions fait souffrir le quartier de Lalande ». Abus que l’actuelle majorité a tenté de cadrer par la création de services publics. « Et nous allons d’ailleurs continuer si nous sommes élus », confirme-t-il. Mais Jean-Luc Moudenc entend surtout mettre l’accent sur la maîtrise de l’urbanisme, qu’il appelle la densité modérée, au travers du nouveau PLUI-H qui se décline depuis 2019 à l’échelle métropolitaine : « Il aura fallu quatre ans pour finaliser ce plan local d’urbanisme intercommunal et d’habitat et la concrétisation de ce travail commence tout juste à se faire sentir », précise le maire sortant et président de Toulouse Métropole. Un plan que défend Jean-Luc Moudenc et qu’il compte pérenniser. Il annonce d’ailleurs « une baisse de 65 % du nombre de permis de construire dans les quartiers concernés par les excès d’urbanisation par rapport à la période 2014-2018 ». De même, « une diminution de 19 % de la constructibilité des terrains, et l’augmentation de 10 % les espaces de pleine terre », poursuit-il. Des chiffres que le leader de la liste Aimer Toulouse oppose à ses principaux adversaires, précisant que ces derniers ont voté contre de PLUI-H : « Ils défendent une position de surdensification intenable. Nous avons besoin de construire, sous peine de faire flamber les prix, mais pas n’importe comment ! »

Impliquer les citoyens

Pour cela, les colistiers Aimer Toulouse s’engagent à associer davantage les habitants dans les programmes d’urbanisme. « Lalande a testé un nouveau dispositif. Le comité de quartier a travaillé sur le PLUI-H et 80 % de ses recommandations y ont été intégrées », commente Olivier Arsac. À l’image de cette concertation, dans les quartiers où la densification est importante, les associations et riverains seront impliqués dans l’examen des permis de construire les plus significatifs. « Au préalable, une charte, différente d’un quartier à l’autre, aura été établie entre les citoyens, les promoteurs et la mairie afin que chaque projet immobilier dispose d’une feuille de route », explique le candidat. Une démarche en cours de mise en place dans le quartier Saint-Simon, qui sera étendue aux zones dans lesquelles l’urbanisation est excessive.
Dans cette même logique, Jean-Luc Moudenc souhaite créer des groupes de travail sectoriels, composés de citoyens, chargés de définir, quartier par quartier, les éléments d’esthétique que devront intégrer toutes les nouvelles constructions. « Ainsi, l’identité urbaine serait maintenue », promet-il.

 

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<![CDATA[Nadia Pellefigue a le meilleur programme environnemental, selon le Réseau action climat]]> 2020-03-04T17:38:53Z Suite à la publication de l’évaluation des propositions des principaux candidats aux élections municipales par le Réseau action climat, qui la place au premier rang national, Nadia Pellefigue se présente en source d’inspiration pour ses concurrents.

Nadia Pellefigue bouclier vegetal © Une
© Une – Archives

Pour le Réseau action climat qui réunit une soixantaine d’associations de défense de l’environnement (France nature environnement, Greenpeace, Alternatiba, etc.), Nadia Pellefigue est la candidate dont le programme offre le plus de garanties pour lutter contre le dérèglement climatique et engager la transition énergétique. En effet, le collectif vient de publier, ce mardi 3 mars, une synthèse où il analyse les propositions d’une centaine de listes candidates aux élections dans les 10 communes et métropoles françaises les plus émettrices de gaz à effet de serre.

À Toulouse, la liste Une nouvelle énergie (Une), de Nadia Pellefigue, devance, d’une large tête, les trois autres prétendants évalués. Un comparatif partiel, donc, puisque seuls les programmes de Pierre Cohen, Antoine Maurice et Jean-Luc Moudenc ont été également pris en compte. La candidate socialiste peut également s’enorgueillir d’avoir obtenu le meilleur score national avec une appréciation favorable sur l’intégralité des “10 mesures structurantes” examinées abordant les questions de mobilité, de logement, d’alimentation ou de la défense de la filière agricole. « Le résultat de longs mois de travaux où nous avons associé des citoyens et de nombreux experts et qui ont permis d’aboutir à un projet cohérent, crédible et ambitieux », se félicite Nadia Pellefigue avant de faire remarquer que certaines listes voisines semblent lorgner sur sa feuille de route.

« Préférer l’original à la copie »

La première attaque de la candidate est à l’attention d’Archipel Citoyen, la liste conduite par Antoine Maurice. En effet, Nadia Pellefigue s’est dite surprise de « retrouver la totalité de ses propositions en matière de transport », qu’elle avait présentées le 17 octobre dernier, lors de la conférence donnée, ce mardi 3 mars, par Archipel Citoyen. La tête de liste de Une souligne notamment la reprise de son idée de Plan d’urgence pour les mobilités et le revirement de position de la liste citoyenne qui, selon elle, s’est rangée à son avis sur les sujets de la troisième ligne de métro et de la mise en place de la tarification sociale des transports en commun.

« Visiblement, nous sommes inspirants », se félicite la candidate qui appelle les électeurs à « préférer l’original à la copie » sur les questions de la transition climatique et des mobilités. « Gouverner c’est choisir. Pas prendre des décisions ou ajuster, à 100 ou 200 personnes dans une salle, un programme qui a été adopté démocratiquement quelques mois auparavant », critique Nadia Pellefigue en référence au projet de gouvernance d’Archipel citoyen.

Des adversaires qui « camouflent » leurs étiquettes

De manière générale, Nadia Pellefigue reproche à ses principaux rivaux de « camoufler leurs positions ou ce qu’ils sont ». Une critique qui vise à nouveau la liste incarnée par Antoine Maurice, mais également celle du maire sortant Jean-Luc Moudenc, Aimer Toulouse. « Depuis le début, nous assumons qui nous sommes avec transparence. Nous refusons de prétendre que nous ne sommes que des citoyens et de crier haro sur les partis », commence la candidate socialiste qui se dit gênée qu’Archipel Citoyen semble « avoir honte de la présence de La France insoumise en son sein ».

À droite, elle reproche à la liste de Jean-Luc Moudenc, membre du parti Les Républicains, de se revendiquer sans étiquette. Mais aussi d’accueillir « des personnes qui ont défilé avec la Manif pour tous ou qui s’affichent avec leur écharpe dans des cérémonies religieuses. Un comportement qui ne fait pas honneur à la république dans ses règles de laïcité ». Nadia Pellefigue vise, ici, Jean-Michel Lattes et Jean-Baptiste de Scorraille, deux colistiers du maire sortant.

Le cas de Pierre Cohen est, lui, balayé par Claude Raynal, colistier de Nadia Pellefigue, d’un appel à lire l’article de nos confrères de Médiacité qui, sur la base de témoignages de membres de génération, discrédite « sa sincérité à vouloir rassembler la gauche ».

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